MERS ET OCEANS
samedi 19 mai 2012
OURS BRUN
Cette espèce, qui fait localement l’objet de programmes de protection ou réintroductions, notamment en France, a été totalement exterminée au Liban.
Les ours bruns vivent environ 25 - 30 ans et 40 ans en captivité
Les ours bruns ont des fourrures dans les teintes blondes, brunes, noires, ou une combinaison de ces couleurs. Les ours bruns ont une grande bosse de muscles au-dessus de leurs épaules qui donne la force aux membres antérieurs pour creuser. Leur tête est grande et ronde avec un profil facial concave. Debout, l’ours atteint une hauteur de 1.5 à 3.5 mètres. Malgré leur taille, ils peuvent courir à des vitesses allant jusqu’à 56 km/h. Pour la marche, l’ours brun est digitigrade des pattes avant et plantigrade des pattes arrière. C’est-à-dire qu’il pose en premier les « doigts » puis le talon de ses pattes antérieures et qu’il pose toute la plante de ses pattes postérieures en même temps.
Il est fréquent que deux mâles combattent pour une femelle ou l’appropriation d'un territoire. Néanmoins si le vainqueur se voit assuré de pouvoir féconder l'ourse, cette partenaire ne lui restera pas et elle élèvera seule les oursons.
Avec ses trois paires de mamelles, disposées sur la poitrine et l’abdomen, la femelle fournit un lait fort nourrissant, riche en graisses, protéines et vitamines. L'instinct maternel développé de l'ourse la pousse à protéger ses petits de prédateurs tels que les pumas et les loups, mais également des mâles qui n’hésiteraient pas à les tuer aux fins de conquérir leur mère — comportement pareillement observable chez les lions et certains chiens de chasse.
Répartition
Autrefois indigènes en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, les ours bruns sont maintenant éteints dans certaines zones tels que dans les régions libanaises et ont vu leur nombre considérablement réduit dans d’autres. Ils préfèrent les zones semi-ouvertes, habituellement dans des secteurs montagneux.
En Amérique du Nord, l’ours brun est réparti de l’est de l’Alaska aux territoires du Nord-Ouest, et plus au sud se trouve en Colombie-Britannique et dans la moitié occidentale de l’Alberta. Des populations isolées existent au nord-ouest de l’État de Washington, au nord de l’Idaho, dans le Montana occidental et dans le nord-ouest du Wyoming. La sous-espèce Ursus arctos horribilis (le grizzly) est l’ours brun commun de l’Amérique du Nord continentale ; la sous-espèce Ursus arctos middendorffi (l’ours kodiak), la plus grande de toutes les espèces d’ours avec l’ours polaire, vit en Alaska dans les îles de Kodiak, Afognak et Shuyak. La sous-espèce Ursus arctos nelsoni habitait dans le nord du Mexique.
L’habitat des ours bruns du Vieux Continent coïncide avec les reliquats des forêts de la préhistoire, qu’elles soient nordiques ou montagnardes. La Russie et la Scandinavie abritent aujourd’hui avec les Balkans et les Carpates leurs principales populations. L’ours brun d’Europe survit de plus en plus mal dans les Pyrénées. Il en reste une douzaine dans les Pyrénées centrales et moins de cinq dans les Pyrénées occidentales. Il est si menacé, si farouche qu’il devient invisible à ses plus ardents admirateurs.
OURS BLANC
L'ours blanc (Ursus maritimus) ou ours polaire (de l'anglais polar bear) est un grand mammifère carnivore originaire des régions arctiques. C'est, avec l'ours kodiak, le plus grand des carnivores terrestres et il figure au sommet de sa pyramide alimentaire.
Parfaitement adapté à son habitat, l'ours blanc possède une épaisse couche de graisse ainsi qu'une fourrure qui l'isolent du froid. La couleur blanche de son pelage lui assure un camouflage idéal sur la banquise et sa peau noire lui permet de mieux conserver sa chaleur corporelle. Pourvu d'une courte queue et de petites oreilles1, il possède une tête relativement petite et fuselée ainsi qu'un corps allongé, caractéristiques de son adaptation à la natation. L'ours blanc est un mammifère marin semi-aquatique2, dont la survie dépend essentiellement de la banquise et de la productivité marine. Il chasse aussi bien sur terre que dans l'eau.
Cette espèce vit uniquement sur la banquise autour du pôle Nord, au bord de l'océan Arctique. En raison du réchauffement climatique et du bouleversement de cet habitat, les populations d'ours blanc sont globalement en déclin et l'espèce est considérée comme en danger. On estime que la population d'ours blancs du monde compterait entre 20 000 et 25 000 individus.
Animal charismatique, l'ours blanc a un fort impact culturel sur les peuples inuit, qui dépendent toujours de sa chasse pour survivre. Il a également marqué la culture populaire via certains de ces représentants comme Knut, ou encore l'art avec la sculpture d'ours blanc réalisée par François Pompon.
L'ours blanc possède la morphologie d'un ours typique : un corps imposant, une fourrure abondante, une grande tête rectangulaire, de petites oreilles arrondies, une courte queue et des pattes puissantes et épaisses. Ses yeux, son museau, ses lèvres, sa peau et ses coussinets sont noirs. Sa principale particularité est d'être le seul ours à manteau blanc.
Par rapport à l'ours brun, l'ours blanc a un corps plus long, tout comme son cou et son crâne, mais des oreilles plus petites3. Le profil de l'ours blanc est également différent, avec un museau plus proéminent3.
Taille et masse[modifier]
L'ours blanc est, avec l'ours kodiak, le plus grand carnivore terrestre vivant3. Les mâles adultes pèsent généralement entre 400 et 600 kg mais peuvent parfois atteindre les 800 kg pour une taille de 2 à 3 mètres de long4. L'ours blanc présente un dimorphisme sexuel important : généralement deux fois plus petites que les mâles, les femelles pèsent de 200 à 350 kg et mesurent de 1,8 à 2 mètres4. À la naissance, les oursons ne pèsent que 600 à 700 grammes5. Le record de masse pour un ours blanc est actuellement de 1 102 kg6.
L'ours blanc a des prises de poids assez spectaculaires. Par exemple, au Canada, un ours blanc femelle a pris plus de 400 kg en neuf mois. En novembre, elle pesait 92 kg, mais au mois d'août, elle a été pesée à 505 kg. Ceci s'explique par les graisses de phoque qui sont mangées au printemps6.
Des données récentes suggèrent que la masse des ours blancs décline. Ces données peuvent être prises comme une indication des pressions qui pèsent sur eux. Une étude de 2004 de la National Geographic Society a montré que la masse des ours blancs, en moyenne, était inférieure de 50 % à leur masse dans les années 19707. Pour exemple, en 2007, les femelles de la baie d'Hudson avaient une masse moyenne de seulement 230 kg, contre 300 kg dans les années 19808.
Leur masse ne les empêche pas d'être très véloces sur la terre ferme. Ils peuvent sans problème être plus rapides qu'un homme à la course.
Peau et fourrure[modifier]
L'ours blanc est immédiatement reconnaissable à sa fourrure blanche qui lui permet de se camoufler dans le paysage arctique. En réalité, les poils ne sont pas pigmentés en blanc : ils sont non pigmentés, donc incolores, translucides et creux, c'est la réflexion de la lumière visible sur la surface interne de ces poils creux qui les fait apparaître blancs9. À la différence d'autres mammifères arctiques (tels que le renard arctique), il ne change jamais ce pelage pour une couleur plus foncée en été. Sous son pelage blanc, l'ours blanc a une peau complètement noire ce qui lui permet d'absorber l'énergie lumineuse de façon optimale10.
Une caractéristique intéressante de sa fourrure est qu'elle absorbe les rayons violets et ultraviolets, c'est pourquoi elle a souvent des reflets jaunâtres. Certains zoologistes ont émis l'hypothèse que les poils transparents de l'ours blanc seraient des sortes de fibres optiques captant et conduisant la lumière vers la peau noire de l'ours pour l'aider à rester au chaud, mais cela est contredit par des études plus récentes11,12. En fait, les poils ne laissent passer que 1/1000e de la lumière reçue, ce qui serait dû aux protéines de kératine composant les poils et qui ont la propriété d'absorber les ultraviolets12.
L'ours blanc renouvelle sa fourrure de mai à août13. La fourrure est habituellement de 5 à 15 centimètres sur la majeure partie du corps14. Cependant, sur les pattes antérieures, les mâles ont des poils plus longs qui grandissent en longueur jusqu'à l'âge de 14 ans. On suppose que cela est une forme d'attrait pour les femelles, à la manière de la crinière du lion15.
L'ours blanc est extrêmement bien isolé ; au point qu'il souffre de la chaleur dès 10 °C.
Évolution
Les ratons-laveurs et les ours ont divergé il y a environ 30 Ma. L'ours à lunettes s'est séparé des autres ours il y a environ 13 Ma. Les 6 espèces distinctes d'ours sont apparues il y a environ 6 millions d'années. Les témoignages fossiles et l'analyse de leur ADN ont permis de montrer que l'ours blanc et l'ours brun ont divergé il y a environ 150 000 ans16.
Les ours blancs ont cependant la possibilité de produire une descendance fertile en s'accouplant avec des ours bruns17, suggérant qu'ils ont un ancêtre commun proche18. Ce qui, selon les définitions classiques d'une espèce (la capacité à avoir une descendance normalement fertile19), devrait faire classer les ours blancs et les ours bruns au sein de la même espèce.
Dans un article largement cité de 1996, une comparaison de l'ADN de différents ours bruns des îles Admiralty, Baranof, et Chichagof de l'Alaska montre d'ailleurs que ces groupes d'ours partagent un ancêtre commun plus récent avec les ours blancs qu'avec les autres populations d'ours bruns du monde20. Du point de vue de l'ascendance, définir l'ensemble des ours bruns comme un groupe génétique (un taxon monophylétique) séparé des ours blancs ne semble donc pas pertinent.
Autre indice de proximité entre ours blancs et ours bruns, les ours blancs possèdent encore la substance HIT (Hibernation Induction Trigger, qui aide à l'hibernation) dans leur sang, mais sans l'utiliser comme le fait l'ours brun. Ils peuvent cependant et occasionnellement entrer en état de somnolence (pour les femelles en gestation en particulier), même si la température de leur corps ne diminue pas pendant cette période comme cela pourrait être le cas pour des mammifères hibernants caractéristiques21.
Bien que la définition traditionnelle de l'ours blanc comme espèce séparée de l'ours brun apparaisse comme contestable selon les critères taxinomiques traditionnels, aucune des deux espèces ne peut survivre dans la niche écologique de l'autre. C'est pourquoi, en plus d'une morphologie, d'un comportement social, d'une alimentation et de caractères phénotypiques assez différents, les deux espèces restent aujourd'hui classées comme différentes.
Ce serait l'indication d'une spéciation en cours, assez avancée.
LE DUGONG
Le dugong (Dugong dugon, du malais duyung) est une espèce de mammifères marins au corps fuselé, vivant sur les littoraux de l'océan Indien et de l'océan Pacifique ouest. Il constitue, avec les trois espèces de lamantins, l'ordre des siréniens. C'est la seule espèce actuelle du genre Dugong, et la seule espèce de sa famille (les Dugongidae) depuis la disparition de la Rhytine de Steller.
Ce mammifère marin herbivore, appelé aussi vache marine, caractérisé par une dent allongée à l'avant de la face, mesure 3 à 4 mètres et peut atteindre 900 kg.
La nageoire caudale du dugong, contrairement à celle du lamantin en forme de palette arrondie, est de forme triangulaire et présente un sillon médian. Elle ressemble en cela à la queue des cétacés.
Vie sociale
L'animal vit seul ou en petits groupes.
Son cri est le barbarouffement. On dit qu'il barbarouffe.
Reproduction
La maturité sexuelle pour un dugong a lieu aux alentours de 10 ans. Les femelles ont un petit tous les 4 à 5 ans. Après une gestation de 12 à 14 mois, la femelle met bas un seul petit qui mesure 1,20 m, pèse 20 à 35 kg et ne sera sevré (fin de la lactation) que 18 mois plus tard.
Nourriture
Ces animaux sont herbivores, et broutent la végétation se trouvant sur les fonds peu profonds et généralement très près des côtes où ils vivent. Un adulte a besoin d'une quarantaine de kilogrammes de nourriture chaque jour.
LE LAMANTIN
Les lamantins aussi appelés vaches de mer, sont de gros mammifères herbivores, au corps fuselé, vivant en eaux littorales peu profondes, dans l'embouchure des fleuves et les marais côtiers de la zone tropicale de l'Atlantique. Leur faciès large et leur mode d'alimentation leur vaut parfois le surnom de « vaches de mer » ou « vaches marines ».Les lamantins appartiennent au genre Trichechus, seul genre de la famille des Trichechidae, qui compte selon les auteurs, trois ou quatre espèces très proches. Ils constituent avec les dugongs (famille des Dugongidae) et le Rhytine de Steller aujourd'hui éteint, l'ordre des siréniens.
Les Trichechidae diffèrent des Dugongidae par la forme du crâne et celle de la nageoire caudale. Cette dernière représente une sorte de palette chez les premiers tandis qu'elle se divise en deux chez les seconds.
Cette queue peut compter plus de vertèbres que le reste du corps du lamantin.
Le lamantin se déplace sous l'eau à l'aide de sa puissante nageoire caudale, ses deux membres antérieurs lui servant de gouvernail.
Il peut frôler les cinq mètres de long et peser près d'une tonne et demie. Son espérance de vie est d'une trentaine d'années. Rare et protégé aujourd'hui dans le monde entier, il a été par le passé chassé pour son huile et sa chair.
Avec ses yeux minuscules et froncés, l'animal n'est pas aussi myope qu'il y paraît : il distingue à vue les formes et les couleurs des objets. Le lamantin a une espérance de vie de 60 ans. Il pèse environ 1,5 tonne et mesure 5 mètres de long. C'est un mammifère doux et paisible qui a besoin d'une eau d'au moins 20°C pour vivre, qui se nourrit de plantules, de jacinthe d'eau. Il a une peau épaisse et rugueuse et certains poissons le débarrassent de ses hôtes indésirables en échange d'un peu de reste de nourriture. Ses nageoires pectorales lui servent à se mouvoir au fond de l'eau, à manipuler de la nourriture et à caresser ses congénères.
Différentes espèces
Il existe selon les auteurs 3 ou 4 espèces de lamantins (Trichechus spp.), il s'agit de :
Trichechus manatus, le lamantin des Caraïbes qui est la plus grande espèce toujours existante de l'ordre des siréniens. Il comprend deux sous-espèces parfois considérées comme des espèces distinctes :
Trichechus manatus manatus, le lamantin des Antilles,
Trichechus manatus latirostris, le lamantin de Floride.
Trichechus senegalensis, le lamantin d'Afrique de l'Ouest qui habite la côte occidentale de l'Afrique et le réseau hydrographique de toute l'Afrique de l'Ouest jusqu'au Tchad. La distribution du lamantin ouest-africain est à la fois vaste mais morcelée en Mauritanie et au Sénégal, dans le nord-ouest, à travers la zone Sahélienne (Mali, Niger), au Tchad et le long de la zone côtière (Guinée, Ghana, etc.) jusqu'en Angola. Ainsi, il est capable de vivre dans une large variété de zones humides, des écosystèmes marins côtiers aux plaines d'inondations de l'intérieur, lacs et fleuves. Sa présence a été confirmée dans la région littorale ouest-africaine (de la Mauritanie à la Guinée) dans tous les pays excepté le Cap-Vert."4
Trichechus inunguis, le lamantin d'Amazonie, de taille inférieure et qui vit exclusivement en eau douce dans le bassin amazonien ,
Trichechus pygmaeus, le lamantin nain, est considéré par certains auteurs comme une espèce distincte du T. inunguis, qui serait endémique d'un affluent de la rivière Aripuanã.
Alimentation
Les lamantins sont exclusivement herbivores, non ruminants, et consomment des herbes flottantes ou immergées. Les plantules de palétuviers (Rhizophora), de jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes), du bourgou (Echinochloa pyramidalis) ou des graminées (Paspalum vaginatum) forment ses repas. Un lamantin peut manger jusqu'à 50 kilos de végétaux par jour. Bien qu'il soit diurne, il semble se nourrir que la nuit. Les plantes qu'il consomme contiennent souvent de la silice qui provoque l'abrasion des dents. Ce phénomène est compensé par leur renouvellement permanent. Les plantes aquatiques ont un faible rendement énergétique, ce qui explique peut-être que les lamantins ont un taux métabolique très bas, et ne peuvent vivre au-dessous de 20°C.
LES REQUINS
Les requins, squales ou sélachimorphes forment un super-ordre de poissons cartilagineux, possédant cinq à sept fentes branchiales sur les côtés de la tête et les nageoires pectorales qui ne sont pas fusionnés à la tête. Ils sont présents dans tous les océans du globe et dans certains grands fleuves. Les requins modernes sont classés au sein du clade Selachimorpha ou Selachii et constituent le groupe sœur des raies. Toutefois, le terme « requin », au sens large, désigne aussi les espèces disparues du sous-ordre des élasmobranches, comme Cladoselache et Xenacanthus.
Les premiers requins sont apparus au dévonien, il y a environ 420 Ma. À partir du crétacé, il y a 100 Ma, beaucoup d'espèces de requins ont adopté leur forme moderne. Depuis, il existe plus de 465 espèces de requins regroupées en 35 familles. En sus de ces espèces encore vivantes beaucoup d'espèces ne sont connues que par leurs fossiles. Leur taille varie de seulement 17 cm de longueur pour Etmopterus perryi, à plus de 20 m pour le requin-baleine. Malgré sa taille, ce dernier se nourrit principalement de plancton en filtrant l'eau de mer. Mais la plupart des requins sont des prédateurs, voire des superprédateurs. Les requins sont présents dans toutes les mers et qui sont communes à une profondeur de 2.500 mètres. Ils ne vivent généralement pas dans l'eau douce, mais il y a quelques exceptions, telles que le requin-taureau et les requins de rivière qui peuvent vivre aussi bien dans l'eau de mer que dans l'eau douce. Ils respirent à travers cinq à sept fentes branchiales. Les requins ont un revêtement de denticules dermiques qui protègent la peau contre les parasites en plus d'améliorer leur hydrodynamisme. Ils ont également plusieurs rangées de dents qui se renouvellent régulièrement.
Malgré une mauvaise réputation véhiculée par les médias, seulement cinq espèces sont considérées comme dangereuses pour l'homme. Mais plus de 70 % des espèces de requins sont menacées de disparition (surpêche, prise accessoire, élimination gratuite, etc). Ils sont utilisés par l'homme pour de nombreux usages, comme l'alimentation, la maroquinerie, le tourisme, les cosmétiques et sont parfois maintenus en captivité. En tant que superprédateurs, les requins sont indispensables à leur écosystème. La protection mondiale des requins reste faible, mais certains États décident de transformer leurs eaux territoriales en sanctuaire de requins.
Anatomie externe du requin.
Le requin se caractérise par sa silhouette fuselée, particulièrement hydrodynamique, et ses nageoires pectorales et dorsales, ainsi que sa nageoire caudale hétérocerque (de forme asymétrique). Il est pourvu d'un squelette entièrement cartilagineux et de cinq à sept fentes branchiales latérales selon les espèces1.
Sa peau est rugueuse, recouverte d'innombrables denticules cutanés, des écailles osseuses placoïdes d'origine dermique et épidermique, qui le protègent contre les parasites et améliorent sa pénétration dans l'eau.
Son foie, qui peut représenter jusqu'à 25 % de son poids, est constitué à 90 % de squalène, et lui sert principalement à compenser son absence de vessie natatoire pour se stabiliser, mais également de réserve énergétique.
ALBATROS
MIDWAY : L'ATOLL AUX ALBATROS
Les îles de Midway forment un atoll de
6 km2 situé dans le Pacifique nord. Elles sont les plus à l'ouest des iles hawaïennes. Historiquement; elles sont connues pour la grande bataille aéronavale de la seconde guerre mondiale qui se déroula au large entre l'US Navy et la Marine Impériale japonaise, et de nombreux vestiges militaires de cette période guerrière sont encore présents sur le site.
Depuis cette période, les îles de Midway ont été classées en "Refuge Faunique National" et sont fréquentées en permanence par les albatros. Le plus représenté est l'albatros de Laysan. Il y niche en colonies très denses. Après de complexes rituels amoureux les deux parents couvent l'oeuf pendant 65 jours, mais le poussin met près de 6 mois avant de pouvoir s'envoler.
Les jeunes vont revenir à leur colonie de naissance au bout de 3 ans, et ils ne se reproduiront que vers 7/8 ans. Cet albatros détient le record de longévité des espèces d'oiseaux sauvages. en 2011 une femelle âgée de 60 ans, appelée Winsdom a pondu un oeuf dont est né un oisillon malgré des conditions catastrophiques sur l'atoll.
Le 11 mars 2011 l'atoll a été balayé par un raz de marée déclenché par le séisme qui a eu lieu au large du Japon, l'Albatros de Laysan était en pleine période de nidification et le tsunami à tué près de 2000 adultes et plus de 100 000 oisillons. Les rescapés continuaient cependant à couver et nombre d'entre eux étaient sur leurs nids totalement inondés sans espoir de succès. Au début du 20e siècle, l'Albatros de Laysan à souffert de la chasse et de la collecte d'oeufs. Ces pratiques ont cessé mais l'espèce reste vulnérable au palangre comme tous les albatros, mais également aux nombreux déchets plastiques qui trainent sur les rivages et sont apportés par les parents à leurs poussins comme s'il s'agissait de nourriture. Les sucs digestifs ne peuvent pas les dissoudre et les jeunes en meurent rapidement.
Longue vie encore à Winsdom qui est considérée comme l'oiseau le plus âgé d'Amérique !
Diomedeidae
Les albatros (les Diomedeidae, en français « diomédéidés ») forment une famille d'oiseaux de mer grands et lourds (de 71 à 135 cm). Ils ont les ailes très longues (l'envergure de l'albatros hurleur peut atteindre 3,50 m), et leur bec long et épais porte des narines tubulaires.
Pélagiques, ils vivent dans les océans au sud du tropique du Capricorne, ainsi que dans le Pacifique Nord. La reproduction du Grand Albatros s'effectue à terre, en colonies dispersées sur les îles antarctiques et subantarctiques.
Les albatros sont des voiliers exceptionnels, ils utilisent les vents pour parcourir de grandes distances sans effort. En 2004, une étude a montré que l'oiseau le plus rapide a parcouru 22 545 kilomètres en seulement 46 jours sans se reposer une seule fois.
Les albatros se nourrissent de poissons, de calamars ou de krill. La nourriture est le plus souvent collectée en surface, mais les albatros sont capables de plonger à faible profondeur. Les albatros nichent en colonies généralement sur des îles isolées ; les couples sont généralement fidèles pour la vie, et la parade nuptiale donne lieu tous les ans à des danses rituelles durant lesquelles les deux oiseaux se frottent le bec l'un contre l'autre. Seuls des échecs de reproduction répétés ou la mort d'un des oiseaux peut amener les albatros à changer de partenaire.
La saison de reproduction est très longue et il peut s'écouler près d'un an entre la ponte de l'unique œuf et l'émancipation du jeune.
LE FOU DE BASSAN
L’œuf unique est couvé par les deux parents qui l’entourent complètement de leurs pattes palmées, pour lui assurer une chaleur constante et pour l’empêcher de rouler au bas de la falaise. Le jeune restera dans ce nid sommaire fait d’algues et d’herbes, durant environ 2 mois, et n’atteindra son joli plumage immaculé qu’au bout de plusieurs années.
Au début du siècle, on massacrait les Fous pour leurs plumes, largement utilisées dans la mode, au point que certaines colonies furent quasiment décimées. Actuellement les effectifs se sont bien reconstitués, même si ils sont encore les premières victimes des marées noires et des dégazages en mer."HISTOIRE DE FOUS..."
C’est un bel oiseau océanique, qui ne quitte l’eau que pour nicher et élever ses petits. Ce puissant voilier, excellent nageur, et formidable plongeur, est fort maladroit à terre où il marche en se dandinant lourdement. Il niche des deux côtés de l’Atlantique et effectue des migrations saisonnières qui le rapprochent des eaux tempérées et chaudes en hiver, et le ramènent dans les zones subpolaires en été.
Le Fou de Bassan est un oiseau très grégaire, qui se rassemble en immenses colonies de plusieurs dizaines de milliers de couples vaquant à leurs occupations de nidification et de nourrissage dans un vacarme assourdissant, et entourés d’une odeur insupportable.
LE HERON
Héron est un terme générique désignant de nombreuses espèces d'oiseaux appartenant à différents genres de la famille des ardéidés. Ce sont des oiseaux échassiers de taille moyenne à grande, se caractérisant par un cou long et grêle, replié en forme de « S », et par un bec jaune orangé, allongé et conique en forme de poignard. Les hérons vivent dans les zones humides, les plans d'eau (lacs ou étangs) et les cours d'eau, se nourrissant de batraciens, poissons ou rongeurs.
Le terme « héron » est attesté en français depuis le xive siècle. Ce terme dérive du francique *haigro, origine que l'on retrouve en haut allemand heigir, en moyen flamand heiger1 et danois Hejrer. Le petit du héron s'appelle le héronneau.
La famille des ardéidés comprend aussi les aigrettes ainsi que les butors et apparentées : crabiers, bihoreaux, savacou, onorés et blongios; dont certaines espèces sont également qualifiées de hérons.
LE MARSOUIN
Le terme marsouin [maʀswε̃] ou cochon de mer désigne les cétacés de l'ensemble de la famille Phocoenidae mais aussi une espèce de la famille des Monodontidae. L'appellation de cochon de mer se retrouve dans les langues nordiques comme par exemple en breton Morhoc'h ou en allemands Schweinswale, appellation qui rappelle delphax, une racine de grec ancien possible pour Dauphin. D'ailleurs le terme vernaculaire français Marsouin, ou espagnol marsopa, aurait lui même été emprunté aux langues nordiques, comme le danois marsvin ou le suédois, via le moyen néerlandais meerswijn, et ceux-ci se traduisent aussi par « cochon de mer ».
L'ancien français pour ces animaux étaient pourpois, une déformation du bas latin *porcopiscis ou *pisciporcus, qui signifie également cochon de mer. Cet étymon est à l'origine de l'anglais Porpoise et de l'italien focena. Le Gall signale qu'en Europe, au début du siècle, le mot beluga était souvent utilisé - à tort - par les pêcheurs pour désigner le marsouin commun ou d'autres petits cétacés.
Mais dans la plupart des cas, le terme de langue étrangère correspondant, contrairement au français, ne s'applique qu'au Phocoenidae, exception faite par exemple pour l'anglais avec le white Porpoise.
Ces mammifères marins sont odontocètes, comme les dauphins, mais ont un bec plus court que ceux-ci. Selon Guillaume Rondelet, un auteur du xvie siècle, les marsouins ne différent des dauphins que par leur corps plus long et leur museau plus court et plus obtus. Cette définition s'applique mal au bélouga. Pierre Belon a comparée avec justesse l'anatomie d'un dauphin, d'un Phocoenidae sous le nom de marsouin et de l'homme, mais en a conclu d'une manière erronée que ces animaux étaient des poissons. Belon spécifie dans son ouvrage que la chair des marsouins est meilleure que celle des dauphins. Belon a en outre en examinant l'embryon du Marsouin, émis la première idée sur l'embryologie. Au moins depuis le xviie siècle les bélougas sont chassés au Canada sous le nom de marsouin blanc.
Interactions avec l'Homme
Les humains ont été le prédateur le plus redoutable des cétacés, et du marsouin en particulier.
Le marsouin commun a ainsi été chassés pour sa viande, et en tant que concurrents de la pêche ou parce qu'il faisait des dégâts dans les filets en s'y prenant accidentellement ou en cherchant à y manger des poissons, ce qui les a fait considérer comme nuisibles par certains.
Dans les années 1920, l'ichtyologiste Le Gall (Agrégé de l'Université, Directeur du laboratoire de l'office scientifique et technique des pêches maritimes de Boulogne-sur-mer, et correspondant du CIEM, en Poste à Boulogne sur mer), pouvait ainsi écrire que les pêcheries sardinières de l'Atlantique « redoutent, avec juste raison, les visites dangereuses que leur font les nombreux cétacés delphinidés (Dauphins, marsouins, etc.) attirés sur nos côtes pendant les mois d'été par la présence des bancs de sardines. Ces mammifères, désignés par les pêcheurs sous le nom général de bélugas (nom inexact (...)), commettent de tels dégâts dans les pêcheries que les pouvoirs publics s'en sont émus et que diverses tentatives ont été faites, sans grand résultat d'ailleurs, pour essayer de s'en débarrasser. Jusqu'ici, seuls l'emploi du fusil et de la mitraille semblent avoir donné des résultats assez appréciables. Mais dans ce cas, l'animal blessé ou tué s'enfuit ou coule et involontairement les pêcheurs laissent s'échapper une bonne aubaine ».
La chair du marsouin, foncée et au goût assez fort a été prisée durant des siècles, par toutes les classes sociales. Elle était vendue fraîche dans les ports et salée ou fumée sur les marchés. La langue, le filet, la cervelle, le foie et les rognons étaient notamment appréciés. Désuète en France, elle était encore au début du xxe siècle appréciée et consommée en Angleterre, en Italie, aux États-Unis, dont sous forme de conserves de Cétacés au Canada. Le Gall disait ceci de la « défaveur » récemment faite à la viande de marsouin en France : « injustifiée », elle « doit donc disparaître, la chair du marsouin doit retrouver sur le marché aux poissons la place qu'elle occupait autrefois, et ce serait peut-être le meilleur moyen d'atténuer la pullulation de ces hôtes indésirés. Le pêcheur alléché par l'attrait non seulement d'une prime, mais encore d'une vente certaine, n'hésiterait pas à se livrer à la chasse du Cétacé et, directement intéressé, s'occuperait bien vite des meilleurs moyens pour le capturer »7. Il recommande pour cela l'emploi de la senne tournante à grandes mailles et surtout le fusil lance-harpon inventé en Norvège par M Krohnstad8en 1923 et testé avec succès en 1924. Ce n'est que dans les années 1970, qu'une meilleure connaissance des cétacés, leur présentation par les films sous-marins (du Commandant Cousteau notamment, et la prise de conscience d'une crise écologique globale ont changé l'opinion d'une grande partie du public sur ces mammifères à gros cerveaux et le rôle important qu'ils jouent en tant que prédateur (sélection naturelle, équilibres écologiques, services écosystémiques).
BELUGA OU BALEINE BLANCHE
Le béluga ou bélouga (Delphinapterus leucas), appelé également baleine blanche, dauphin blanc et marsouin blanc est un cétacé blanc de l'océan Arctique. Le nom béluga vient du mot russe beloye qui signifie blanc. Il dispose d'un des sonars les plus sophistiqués de tous les cétacés. Ce sonar lui est indispensable pour pouvoir s'orienter et se repérer dans les canaux de glace immergés qui forment un véritable labyrinthe.
Le biologiste marin Le Gall note qu'en Europe, le mot Béluga a aussi été utilisé, à tort, par les marins-pêcheurs pour désigner les marsouins et d'autres petits cétacés.
Le béluga a été décrit en premier par Peter Simon Pallas en 1776. Il fait partie de la famille des Monodontidae au même titre que le narval. Le dauphin Irrawaddy fut un temps classé dans cette famille avant que de récentes études génétiques n'infirment cette hypothèse.
Le plus ancien ancêtre connu du béluga est le Denebola brachycephala espèce du Miocène aujourd'hui éteinte. Un seul fossile a été découvert, dans la péninsule de la Basse-Californie, indiquant que la famille prospérait autrefois dans des eaux plus chaudes. Les fossiles suggèrent également que l'habitat des bélugas s'est déplacé en fonction de la couverture de la banquise : suivant son expansion durant les périodes glaciaires et de son retrait au cours des périodes de réchauffement.
Dénomination
La liste rouge des espèces menacées donne comme nom commun béluga, baleine blanche et dauphin blanc. On lui donne aussi le nom de canari de mer en rapport avec les sons et sifflements aigus qu'il émet.
Description
Cet animal social peut atteindre 6 m de long, il est plus grand que la majorité des dauphins mais bien moins que les autres baleines. Les mâles adultes sont généralement plus grands que les femelles, et peuvent peser jusqu'à une tonne et demi (femelles aux alentours de la tonne). Les bélugas nouveau-nés, appelés familièrement « veau », mesurent environ 1,50 m de long pour un poids de 80 kg. Il est difficile de confondre ce cétacé avec un autre à taille adulte : il possède une crête dorsale résultat de l'atrophie d'un aileron et est entièrement blanc à l'inverse des jeunes bélugas qui sont gris. De même, sa tête ne ressemble à celle d'aucun autre cétacé : la zone frontale est souple et en forme de bulbe. Le béluga est d'ailleurs capable de « gonfler » son front en envoyant de l'air dans ses sinus. Il a un bec très court, une bouche large. Le corps du béluga ressemble globalement à un cylindre (en particulier lorsqu'il est bien nourri) qui s'effile vers le museau et vers la queue. Les nageoires latérales sont larges et courtes. Enfin, contrairement aux autres cétacés, ses vertèbres cervicales ne sont pas soudées, impliquant une certaine flexibilité du cou qui lui permet de déplacer sa tête latéralement.
Le béluga appartient au genre Delphinapterus (du grec ancien δελφίν, delphín (dauphin), du préfixe ἀ-, a- (dit « privatif ») et de πτερόν, pteron (aile), « dauphin sans ailes ») en raison de l'absence d'aileron dorsal. Les scientifiques pensent que cette préférence évolutive pour une crête dorsale plutôt que pour un aileron, est due à une adaptation à la vie de ces créatures sous la glace, ou un moyen de réduire la surface de peau pour éviter une trop grande dissipation de chaleur.
La maturité sexuelle intervient à l'âge de huit ans pour les mâles, et à cinq ans pour les femelles. Les mères donnent naissance à un unique petit au cours du printemps suivant la période de gestation d'une durée de quinze mois. Les petits bélugas sont uniformément gris foncé ; mais cette coloration s'éclaircit avec l'âge, allant de bleu à gris, jusqu'à ce qu'ils prennent enfin leur couleur blanche typique à l'âge de neuf ans pour les mâles et sept ans pour les femelles. Les petits restent sous la protection de la mère deux ans durant. L'accouplement du béluga n'est pas très bien connu ; il survient probablement au cours de l'hiver ou au tout début du printemps, quand les groupes de bélugas sont encore dans leur territoire hivernal ou alors au début de leur période de migration. Cependant, l'accouplement semble survenir à d'autres périodes également. Un béluga vit en moyenne trente ans.
Milieu de vie
Les bélugas vivent en bande près des littoraux et en haute mer : dans les mers polaires arctiques et subarctiques. Pendant l’été ils vont dans des eaux peu profondes, salées et relativement chaudes ou avec des fonds sableux ou boueux. En hiver ils préfèrent les zones de glaces en mouvement où des eaux libres leur donnent accès à l’air.
LES ODONTOCETES
Les odontocètes (Odontoceti), ou cétacés à dents, constituent l'un des deux sous-ordres des cétacés. Ce sous-ordre est caractérisé par la possession de dents (contrairement aux fanons des mysticètes, ou cétacés à fanons).
Le sous-ordre des odontocètes comprend les différentes espèces de bélugas, de cachalots, d'orques (ou épaulards), de dauphins, de marsouins, de narvals et de globicéphales.
Les odontocètes font partie des rares espèces animales (avec les chauves-souris, quelques oiseaux et certaines musaraignes) à posséder la capacité d'écholocation au moyen d'ultrasons. Ils s'en servent pour repérer leurs proies et s'orientent en analysant les échos des sons qu'ils émettent : une fonction qui s'apparente au système du sonar.
Les odontocètes sont, en général, plus petits que les mysticètes.
L'odorat serait un sens très peu utilisé chez les baleines à dents, qui n'ont pas de muqueuse olfactive, ni de nerf olfactif. Cependant, ces animaux ont toujours l'organe voméro-nasal, impliqué dans la détection de phéromones.
Les odontocètes sont homodontes c'est-à-dire que leurs dents, sauf exception comme le narval qui en principe ne possède qu'une défense, sont identiques entre elles. La dentition est très différentes parmi ces espèces, le clade formé par les Ziphiidae et les Monodontidae n'en possédant que deux, tandis que certains espèces de Platanistidae en ont plus de 120. Les dents de lait des odontocètes ne tombent pas, la seconde série reste atrophiée. Les dents des odontocètes servent à agripper les proies et leur forme dépend de leur régime alimentaire. Ainsi, leur nombre et leur forme permet aux spécialistes d'en déduire l'espèce. Certaines espèces telles que les baleines à becs ou encore les cachalots ne possèdent de dents que sur la mâchoire inférieure.
Comme tous les mammifères, les odontocètes possèdent des poumons et doivent périodiquement respirer à la surface. Les odontocètes n'ont qu'un seul évent, ce qui les distingue des baleines à fanons (qui ont deux évents).
Asymétrie du crâne
Les odontocètes présentent un crâne asymétrique, ce qui n'est pas le cas chez les mysticètes. Plusieurs chercheurs relient cette déformation à l'écholocation; leur permettant la production de sons de hautes fréquences. Cependant, bien que certains scientifiques aient déjà émis cette hypothèse, des études récentes (2011) tendent démontrer que les archéocètes, dont descendent les cétacés, présentaient déjà un crâne asymétrique malgré le fait qu'ils ne faisaient pas d'écholocation. Ces chercheurs associent donc l'asymétrie du crâne à une meilleure ouïe pour entendre les bruits émis par leurs proies, et non pas l'écho d'un son émis par le prédateur. Les mysticiètes auraient, au fil du temps, retrouvé un crâne symétrique. Des recherches plus poussées seront nécessaires pour clore la question.
Vie en communauté
Beaucoup d'espèces sont sociales. Elles forment des groupes d'individus avec une structure sociale complexe, collaborant pour la chasse et la défense mutuelle.
Intelligence
De nombreuses expériences en éthologie cognitive ont démontré leur grande intelligence.
Ils savent se reconnaître lorsqu'on les place devant un miroir dans le cadre du test du miroir de Gallup. À l'heure actuelle, à part les dauphins, cette capacité n'a été observée que chez les humains, certains singes et les éléphants. Ceci suggère que ces animaux ont conscience d'eux-mêmes.
On a aussi récemment observé des dauphins faire usage d'outils, fait rarement observé dans le règne animal. Ainsi, des dauphins ont été observés en train d'utiliser des éponges de mer pour se protéger le museau lorsqu'ils raclent le fond marin. Depuis, il a été démontré que cette technique était transmise par apprentissage des mères aux filles.
Les delphinés sont une des rares espèces qui pratiquent le sexe aussi pour le plaisir, sans intention de procréation.
On considère qu'ils représentent un cas de convergence évolutive avec les primates et en particulier, les hominidés, pour leurs grandes capacités cognitives en comparaison avec les autres taxons de mammifères marins.
LE RATON-LAVEUR
Le raton laveur, ou plus exactement le raton laveur commun (Procyon lotor, Linnaeus 1758), est une espèce de mammifère omnivore originaire d’Amérique et introduit pour la dernière fois en Europe dans les années 1930 (après la disparition un siècle plus tôt de la dernière population introduite). Il doit son nom à son habitude, plus ou moins réelle, de tremper ses aliments dans l’eau avant de les manger. L’animal, de la famille des procyonidae, est essentiellement nocturne et grimpe facilement aux arbres grâce à ses doigts agiles et à ses griffes acérées. Il a le pelage poivre et sel avec de légères teintes de roux. On le reconnaît facilement à son masque noir bordé de blanc autour des yeux et à sa queue rayée de blanc et de noir. Le raton laveur s’adapte à de nombreux milieux naturels. Opportuniste et facile à apprivoiser, il s’aventure également dans les villes nord-américaines (Canada, États-Unis d'Amérique). Son comportement varie selon le sexe et la région où il vit. Il est toujours chassé pour sa fourrure mais ne constitue pas une espèce en danger, ni même menacée.
Aussi ne fait-il l'objet d'aucune mesure de protection, ni en Amérique, ni en Eurasie.
Description
Le raton laveur adulte mesure 80 cm en moyenne1 avec des variations entre 60 cm et 105 cm selon les individus, queue comprise. Les mâles sont plus grands et plus lourds que les femelles.
La masse du raton laveur est comprise entre 3,9 et 9 kg en moyenne. Les individus les plus gros vivent dans les régions septentrionales (8,5 kg en moyenne au Canada4) ; record jusqu’à 28 kg. Le poids fluctue selon la saison, atteignant un maximum à l’automne : sa masse peut alors augmenter de 50 % dans les régions situées au nord8.
La fourrure est généralement gris-brun, tirant plus ou moins vers le gris ou le brun. Le visage blanc porte de larges taches noires autour des yeux en forme de masque et une bande noire sur le nez. Quelques individus sont blancs, mais l’albinisme est très rare. La mue débute au printemps et peut s’étaler sur trois mois. Le pelage estival du raton laveur est court.
La tête est large, le museau pointu, les yeux noirs et les oreilles courtes (4 à 6 cm1). L’animal possède de longues canines comme tous les carnivores. Les pattes sont dotées de cinq doigts munis de griffes non rétractiles. Les pieds mesurent entre 100 et 125 mm.
La queue du raton laveur est généralement longue de 20 à 28 cm5 et peut mesurer jusqu’à 40 cm8. Elle compte 5 à 7 anneaux bruns ou noirs2,6 et son extrémité est toujours noire.
Sous-espèces
Crâne avec ses dents: 2/2 molaires, 4/4 prémolaires, 1/1 canines, 3/3 incisives (de gauche à droite)
Quatre sous-espèces de raton laveur endémiques à l'Amérique Centrale et aux Caraïbes ont souvent été considérées comme des espèces distinctes après leur découverte. Ce sont le raton laveur des Bahamas et celui de la Guadeloupe qui sont très semblables l'un à l'autre, le raton laveur de Tres Marias, qui est plus grand que la moyenne et a un crâne anguleux, et celui de la Barbade aujourd'hui éteint. Les études de leurs caractères morphologiques et génétiques en 1999, 2003 et 2005 ont conduit à répertorier tous ces ratons laveurs comme des sous-espèce du raton laveur commun dans la troisième édition de Mammal Species of the World (2005). Un cinquième raton laveur insulaire, le raton laveur de Cozumel (Procyon pygmaeus), qui ne pèse que 3 à 4 kg et a notamment de petites dents, est toujours considéré comme une espèce distincte.
Les quatre plus petites sous-espèces de raton laveur, d'un poids moyen de 1,8 à 2,7 kg, se trouvent le long de la côte sud de la Floride et les îles adjacentes ; un exemple en est le Procyon lotor marinus. La plupart des 15 autres sous-espèces ne diffèrent que légèrement les unes des autres par la couleur de leur robe, leur taille et quelques autres caractéristiques physiques. Les deux sous-espèces les plus répandues sont le raton laveur de l'Est (Procyon lotor lotor) et le raton laveur de la haute vallée du Mississippi (Procyon hirtus lotor). Les deux partagent un pelage relativement sombre avec de longs poils, mais le second est plus grand que le premier. Le raton laveur de l'Est se rencontre dans tous les États américains et provinces canadiennes au nord de la Caroline du Sud et du Tennessee. Le raton laveur de la haute vallée du Mississippi vit dans tous les États américains et provinces canadiennes au nord de la Louisiane, du Texas et du Nouveau-Mexique.
LE CASTOR
Il existe un rongeur que ses qualités de bâtisseur distinguent : c’est l’inventif castor. Ce qui rend le castor aussi sympathique à nos yeux, c’est que son comportement est semblable sur de nombreux points au nôtre.
Le castor est le deuxième plus gros rongeur au monde. Aucun animal n’exerce une influence aussi considérable sur son environnement que lui. Le castor s’est adapté à de nombreux habitats. Aujourd’hui, il existe deux espèces : le castor Européen (Castor fiber) et le castor Nord-Américain (Castor canadensis).
Les plus grandes structures connues de castor
Le castor d’Amérique du Nord est un architecte exceptionnel. En une vingtaine de jours, il construit sa hutte, en utilisant 3 tonnes de matériaux.
La plus grande hutte de castor répertoriée mesurait 12,1 m de large et 4,8 m de haut.
Le plus grand barrage connu s’étendait sur 1,5 km.
Il ne faut pas plus d’une journée à une famille de castors pour ériger un barrage d’une longueur d’1, 5 m.
Le castor : proche de l’homme
Mâle ou femelle, le castor est monogame. Sa structure sociale est constituée de petites cellules familiales, logées dans des huttes ou des terriers. Ces cellules rassemblent le couple et les enfants ainsi que la progéniture de l’année précédente.
Ce castor semble prier. © dinosoria.com
Comme nous, le castor dispose d’un mode de communication très élaboré. Certaines tribus indiennes ont surnommé ce rongeur « les petits frères qui parlent ».Ce surnom se rapporte au vaste répertoire de sons que ces grands bavards utilisent : cris, soupirs, plaintes, gémissements, murmures …
Leur langage est très riche et inclut des émissions d’odeurs, de sons, de claquements produits par la queue ainsi que divers gestes et postures.
Bavardages de castors (MP3)
Pour menacer, le castor feule comme un chat, dos voûté et poil hérissé. L'expression la plus incroyable est celle dite d'exhibition. Un castor, en présence d'un congénère étranger qui viole son domaine, se saisit d'une branche et l'agite au-dessus de la tête comme un gourdin.
Le castor dispose d’un mode de communication très élaboré. © dinosoria.comAutre caractéristique qui le rapproche de l’homme : sa capacité à stocker et à transporter sa nourriture.
Le castor ne se contente pas de stocker mais organise un véritable réseau aquatique de transport entre différents entrepôts et les terriers.
De plus, ce bâtisseur est capable de construire des barrages monumentaux sur les cours d’eau : jusqu’à trois mètres de haut pour plusieurs centaines de mètres de long.
Un castor transporte les matériaux .
Ce qui le distingue vraiment des autres mammifères est sa capacité à utiliser son environnement ainsi que les matériaux pour organiser un biotope parfait.
De la même manière que nous construisons nos villes, le castor bâtit et remodèle la nature à sa convenance.
Le castor : le plus gros rongeur d’Europe
Le castor fait partie de l’ordre des rongeurs (rodentia) et de la famille des castoridae (castoridés).
Il peut atteindre jusqu’à 1,20 m (du museau à la queue) pour un poids moyen de 35 kg. Seul le capybara (ou cabiai) qui vit en Amérique du Sud le surpasse avec un poids maximum de 70 kg.
Le castor est le plus gros rongeur d'Europe. © dinosoria.com
Bien sur, comparé à ses ancêtres, notre castor actuel parait bien petit. Ils avaient la taille d’un ours et pesaient 300 kg.
Le castor Européen (Castor fiber) vit principalement dans le nord de la France et en Eurasie où il a été introduit dans de nombreuses régions.
Le castor Nord-Américain (Castor canadensis) vit du Canada aux Etats-Unis. Il a également été introduit en Europe et en Scandinavie.
Castor Nord-Américain . By Sherseydc Steve .
Les deux espèces de castors font partie du sous-ordre des sciuromorphes qui incluent également les écureuils ou le castor de montagne qui n’a, malgré son nom, aucune parenté avec les castoridés.
L’apparition des castors
Le genre proprement dit est apparu en Europe au cours du Pliocène c’est-à-dire il y a 3 à 7 millions d’années. D’Eurasie, certains individus migrèrent ensuite en Amérique lorsque ces deux continents étaient encore réunis par un isthme.
Suite à la dérive des continents, le castor nord-américain se différencia. On estime que cette séparation remonte à environ 12 000 ans.
Les deux espèces sont si proches qu’il a fallu une analyse chromosomique pour les différencier.
Crâne de Castor. By Petromyzon .
Le castor Européen possède 48 chromosomes tandis que le Nord-américain n’en a que 40. Le castor canadien est le meilleur bâtisseur et il est également le plus lourd, bien que plus petit.
La guerre du castor
Le castor est une figure emblématique de l’époque de la conquête de l’Ouest américain. La célèbre toque de Davy Crockett était faite en peau de castor.
Un rectificatif d'un internaute: " La toque de ce célèbre pionnier est plutôt faite d'une peau de raton laveur, un animal aux habitudes moins nobles, habitué qu'il est de fouiller dans nos poubelles québécoises... ( Daniel Lebarbé, Montréal)
Le castor a eu une grande influence sur l'histoire du continent nord-américain. By Mad Paul . Licence
Ce rongeur a eu une influence considérable sur l’histoire de ce continent. La guerre de 7 ans qui opposa la France aux Anglais entre 1756 et 1763 avait entre autres enjeux, la prise de possession des zones de piégeages de castors. La fourrure de ces animaux était alors très convoitée, notamment pour confectionner les chapeaux portés par les élégantes d’Europe.
Les Français furent battus par les Anglais et perdirent le contrôle du nord de l’Amérique.
Le castor : un excellent nageur
Les pieds sont palmés, la queue plate est couverte d’écailles et le pelage est parfaitement étanche.
L’animal obstrue tous ses orifices quand il plonge.
Le castor est un excellent nageur. © dinosoria.com
Sur la terre ferme, le castor est pataud. Par contre, dans l’eau il se métamorphose. Il peut alors atteindre la vitesse de 7 km/h.
Il peut facilement rester en apnée 5 minutes et peut parcourir sous l’eau 750 m.
Le castor peut rester en apnée 5 minutes. By dc John .
Les pieds palmés du castor assurent une colossale force de propulsion. Les pattes postérieures avoisinent 20 cm de large.
Sa queue aplatie est un signe d’adaptation au mode de vie aquatique. Elle fait office de gouvernail. Un réseau sanguin lui confère un rôle d’évacuation de la chaleur interne en été.
L’architecte des rivières
Le castor édifie et entretient des barrages, creuse des canaux et abat des arbres, tout cela en pleine nuit.
Cette activité a un triple objectif :
Se protéger des prédateurs
Augmenter la stabilité de l’habitat
Exploiter au maximum les ressources
Un castor en train de construire un barrage. © dinosoria.com
Si la journée, il dort, par contre, la nuit, il travaille avec acharnement. Tout d’abord, il construit son gîte qui est toujours souterrain.
A cet effet, il creuse avec ses pattes antérieures un terrier dans la berge, avec une entrée sous la surface de l’eau.
Sous les climats plus rudes, il bâtit une véritable petite hutte au-dessus du niveau de l’eau.
Le castor est un grand architecte.
Son terrier est un véritable petit appartement. L’accès au terrier est submergé. Ce tunnel d'environ 10 m de long mène à un plancher où le castor se sèche. Surélevé, on trouve la mezzanine qui fait office de chambre. Elle est douillettement garnie de copeaux de bois et de brindilles.
Une cheminée d’aération pallie l’éventuelle formation de glace hivernale et fait également office de sortie de secours.
Barrage de castor. By Daily Invention .
Près de leur terrier, les castors aménagent, sous l’eau, un grand garde-manger. L’eau fait office de réfrigérateur. L’été, les castors prennent leur repas au réfectoire, une plage voisine aménagée à cet usage.
Des barrages monumentaux
L’objectif du castor quand il construit un barrage est d’assurer une profondeur d’eau suffisante pour stocker sa nourriture.
De plus, ce barrage permet de maintenir l’entrée de son terrier sous l’eau. La construction est décidée dès que le niveau de l’eau baisse.
A cet effet, il achemine des rondins de bois qu’il plante dans le fond de la rivière. Il y adjoint des branches transversales entrecroisées. L’ensemble est consolidé par de la boue et des matériaux divers.
La moyenne des barrages est de 23 m de long mais en Amérique du Nord, on peut en observer d’une longueur de 700 m, pour plus de 3 m de haut !
Le castor peut adapter son barrage au sens du courant et le modifier si nécessaire. Il colmate la moindre fuite et si le niveau de l’eau monte, il pratique une ouverture temporaire.
Le castor : un vrai bûcheron
Ses constructions amènent le castor à débiter du bois en permanence. Pour cela, il utilise ses quatre formidables incisives comme scie. Les incisives inférieures rongent activement.
Arbre scié par un castor. By Crcollins . Licence
Comme chez tous les rongeurs, les incisives poussent en permanence. En une demi-heure, un castor peut abattre un arbre au tronc de douze centimètres de diamètre.
Quand l’arbre est gros, il tourne autour comme s’il taillait un énorme crayon.
Au premier craquement, il se met à l’abri. Parfois, le pauvre bûcheron périt mais c’est assez rare.
Le castor est un vrai bûcheron. By Bernt Rostad .
Le castor est strictement herbivore. Il se nourrit de plantes aquatiques mais aussi de trembles (peuplier aux feuilles mobiles). Le bois rentre dans son alimentation l'hiver. En effet, lors des hivers rigoureux, nos castors restent au chaud dans leurs huttes ou terriers. Pour se nourrir, ils comptent sur le bois stocké sous l'eau et sur les réserves de graisse de leur queue.
La vie sociale du castor
La structure sociale est matriarcale. Quand la femelle disparaît, la cellule se dissout. Chaque famille possède son territoire individuel et chaque membre participe aux différents travaux. Chaque cellule familiale délimite son domaine en laissant des traces odorantes.
Les glandes sécrètent une substance appelée « le castoréum » dont l’odeur est acre et musquée.
Les agressions entre familles sont extrêmement rares.
Une famille de castors. © dinosoria.com
Le castor choisit un partenaire pour la vie entière. La vie de famille est basée sur un faible taux de reproduction : une portée de un à cinq petits pour l’espèce eurasiatique, jusqu’à 8 petits pour l’espèce américaine.
La femelle est dominante dans la vie sociale sauf au moment du rut. L’accouplement s’effectue dans l’eau. La gestation dure 100 à 120 jours.
L’accouplement des castors s’effectue dans l’eau. © dinosoria.comLe bébé castor pèse 450 à 750 grammes. Il est déjà couvert de poils. Il peut nager au bout de quelques heures seulement. Cependant, son poil n’est pas encore isolant.
Les six premières semaines, les bébés tètent leur mère.
Dès le sevrage qui intervient vers deux à trois mois, tous les membres se relaient pour apporter de la nourriture aux petits.
Cet environnement hyper protégé explique le faible taux de mortalité. Lors des premières sorties aquatiques, les parents restent à proximité. La queue sert de moyen de transport pour les jeunes.
Le castor choisit un partenaire pour la vie entière.
L’espérance de vie d’un castor est de 15 à 20 ans. Les jeunes se font dorloter deux ans puis doivent quitter le logis familial. Ils le font d’ailleurs de mauvaise grâce.
Le castor et l’homme
Après un véritable massacre qui a failli faire disparaître ce merveilleux animal, de nombreux programmes de réhabilitation et de réinsertion ont été mis en place.
Aujourd’hui, grâce à la protection dont il est l’objet, on compte environ 600 000 castors au Canada et 200 000 aux Etats-Unis.
Le castor est très habile de ses mains. © dinosoria.com
Les populations ont surtout reculé en Europe à cause de l’activité humaine. A partir du 12e siècle, la chasse intensive a fait disparaître le castor de nombreux pays de l’Ancien Monde. Il ne subsistait au début du 20e siècle que de petites colonies en France, en Allemagne, en Pologne ou en Russie.
On a donc tenté d’introduire l’espèce américaine. Malheureusement, cette espèce se reproduit beaucoup plus vite et a donc colonisé rapidement le biotope de l’espèce locale.
Les deux espèces ne se reproduisent pas entre-elles.
En Finlande, cette introduction a fait disparaître le castor eurasiatique.
Cependant, on peut dire que grâce à la protection, le castor a encore de beaux jours devant lui. Mais, la pollution risque de devenir son principal ennemi.
La pollution est le principal ennemi du castor. By Keven Law . Licence
Si le castor est accusé de causer des dommages dans les zones d’arboriculture, il faut rappeler qu’il apporte de nombreux bienfaits à son environnement.
L’édification des barrages, qui relèvent le niveau de l’eau, se répercute sur l’ensemble de la chaîne alimentaire aquatique. La croissance de plancton est favorisée et donc les poissons disposent d’une nourriture abondante.
Enfin, le barrage régule le débit de l’eau. Les crues diminuent d’intensité ce qui est favorable à l’homme.
Grâce aux castors, la végétation environnante est irriguée tout l’été.
Classification : Animalia . Vertebrata. Mammalia. Rodentia. Castoridae. Castor
ELEPHANTS DES MERS
Les éléphants de mer sont les plus imposants représentants de la famille des phoques (Phocidae). Les mâles dominants développent un nez en forme de courte trompe qui leur a valu ce nom vernaculaire. Ils forment le genre Mirounga qui comprend deux espèces génétiquement assez proches.Les deux espèces actuelles d'éléphants de mer sont :
l'éléphant de mer du sud (Mirounga leonina) qui fréquente les mers australes subantarctiques (Patagonie, îles Malouines, îles Kerguelen, îles Crozet, île Heard) et
l'éléphant de mer du nord (Mirounga angustirostris) présent sur la côte pacifique nord-américaine (Alaska, Californie, Basse-Californie).
L’éléphant de mer est certainement le phoque le plus impressionnant. En effet, le mâle mesure jusqu’à 6 m pour un poids qui peut atteindre 3 tonnes. Il est trois fois plus lourd que la femelle.
On reconnaît facilement l’éléphant de mer à son appendice nasal proéminent.
L’éléphant de mer a été beaucoup chassé pendant tout le 19e siècle jusqu’au milieu du 20e siècle. Ses effectifs s’étaient énormément réduits au point qu’à partir de 1957, des mesures de protection ont du être prises.
Une femelle en train de bailler.
Il existe deux espèces d’éléphants de mer :
L’éléphant de mer du sud (Mirounga leonina)
L’éléphant de mer du nord (Mirounga angustirostris)
L’éléphant de mer du nord
L’éléphant de mer du nord est moins imposant que son cousin du sud. En revanche, il possède une trompe beaucoup plus longue.
Elle peut mesurer jusqu’à 40 cm. Cette trompe sert de chambre de résonance c’est-à-dire qu’elle amplifie le rugissement de l’animal.
L’éléphant de mer arctique vient à terre deux fois par an pour muer et s’accoupler. Le reste du temps, il vit seul dans les eaux côtières.
Excellent nageur, il peut plonger jusqu’à 180 mètres pour capturer les petits requins, les lottes et les calmars dont il se régale.
Les grands requins, dont le grand requin blanc, sont ses principaux ennemis. L’orque est également un ennemi redoutable.
Comme son cousin du sud, les mâles se livrent à des combats acharnés pour la possession des femelles.
L’unique petit pèse entre 30 et 36 kg. Grâce au lait maternel très riche, il pèsera 100 kg à un mois.
Il n’atteindra sa taille adulte que vers 3 ou 4 ans.
L'éléphant de mer arctique a bien failli disparaître. Il a survécu grâce à une colonie d'une centaine d'individus, isolée sur une plage de Californie, qui a donné naissance aux 60 000 animaux recensés de nos jours.
Les routes maritimes empruntées par les phocidés sont parfois longues de 6 000 km, record détenu par l’éléphant de mer septentrional qui rejoint le détroit de Béring au départ des côtes californiennes.
Le trajet dure 50 jours pendant lesquels les éléphants de mer alternent plongées et ventilation, se nourrissant et dormant à même les profondeurs.
On comprend mieux la puissance développée par leurs nageoires en examinant la palmure.
L’éléphant de mer du sud
Cet éléphant de mer est l’hôte des eaux côtières d’Amérique du Sud et des îles de l’Antarctique.
Maladroit sur terre, l’éléphant de mer austral est très habile dans l’eau et un excellent plongeur qui peut rester près de 30 minutes sous l’eau.
Chaque mâle se constitue par la force un harem de 12 à 40 femelles. Les combats entre mâles sont particulièrement violents. Ils doivent sans cesse prouver leur force en combattant. C’est impressionnant de voir ces mastodontes se dresser les uns devant les autres, en déployant leur « trompe » qui leur serve de caisse de résonance
Ils poussent ainsi des rugissements qui s’entendent à plusieurs kilomètres. Leurs grosses canines mordent jusqu’au sang les éventuels prétendant au trône.
Combat entre deux éléphants de mer mâles.
La femelle met bas un seul petit au bout de 7 mois de gestation. Comme chez tous les phoques, la reproduction est liée à la nidification différée. C’est-à-dire que les embryons n’évoluent que 2 à 5 mois plus tard.
Les femelles sont obligées de protéger leurs jeunes car ils risquent à tout moment de mourir écrasé par les adultes qui se battent ou s’accouplent.
Les mâles surveillent leur territoire jalousement pendant 2 mois et ne s’alimentent pas, de peur de perdre leur harem.
En dehors de la période de reproduction pendant laquelle ils se réunissent en vastes colonies, le reste du temps, ils le passent en mer.
LION DES MERS
Lion de mer est le nom vernaculaire donné en français à plusieurs espèces mammifères marins de la sous-famille des Otariinae. Ces animaux ont un degré de parenté assez proche des otaries mais sont plus éloignés des léopards de mer ou des phoques.
Liste des espèces appelées ainsi[modifier]
Lion marin - Otaria flavescens (appelé aussi Otarie à crinière)
Lion de mer de Steller, Eumetopias jubatus.
Lion de mer australien, Neophoca cinerea.
Lion de mer de Nouvelle-Zélande, Phocarctos hookeri.
Lion de mer de Californie, (Zalophus californianus).
LES PINNIPEDES
Les Pinnipèdes regroupent trois familles de mammifères carnivores :
les otaries, ou Otariidae, famille comprenant aussi les lions de mer. Cette famille se caractérise visuellement par un corps redressé (quand l'animal est à terre), en appui sur ses nageoire antérieures, et par des oreilles ayant un pavillon visible.
Les morses, Odobenidae. Cette famille se caractérise visuellement par sa grande taille et ses imposantes défenses. Une seule espèce.
Les phoques et éléphants de mer, ou Phocidae. Cette famille se caractérise visuellement par un corps totalement étalé (quand l'animal est à terre). Les nageoires antérieures sont en effet incapables de porter le corps. On note aussi l'absence de tout pavillon auditif, contrairement aux otaries.
vendredi 18 mai 2012
LE MORSE
Le morse (Odobenus rosmarus) est une espèce de grands mammifères marins, unique représentant actuel de son genre, Odobenus, ainsi que de sa famille, celle des Odobenidae. Il possède une répartition discontinue circumpolaire dans l'océan Arctique et sa périphérie, comme par exemple le nord de l'Atlantique ou encore la mer de Béring, au nord du Pacifique. Deux à trois sous-espèces sont distinguées par leur taille et l'aspect de leurs défenses : O. r. rosmarus trouvée dans l'Atlantique, O. r. divergens, occupant le Pacifique et O. r. laptevi, au statut discuté, vivant en mer de Laptev.
Le morse est parfaitement reconnaissable à ses défenses, ses moustaches drues et son allure massive. Les mâles adultes du Pacifique peuvent peser jusqu'à deux tonnes et, parmi les membres de l'ancien sous-ordre des pinnipèdes, l'espèce n'est dépassée en taille que par les éléphants de mer. Le morse vit principalement dans les eaux peu profondes des plateaux continentaux, passant une part importante de son existence sur les blocs de glace ou les icebergs dérivant en mer. De ces plate-formes, il part à la recherche de sa nourriture de prédilection, les mollusques bivalves du benthos. C'est un animal sociable, à l'espérance de vie d'environ 40 ans, et considéré comme une espèce clé des écosystèmes marins de l'Arctique.
Le morse occupe une place importante dans la culture de nombreux peuples autochtones de l'Arctique, qui le chassèrent pour sa viande, sa graisse, sa peau, ses défenses et ses os. Aux xixe et xxe siècles, le morse fut l'objet d'une très forte exploitation commerciale de sa graisse et de l'ivoire de ses défenses, faisant diminuer rapidement ses effectifs. Depuis, sa population mondiale a de nouveau augmenté, bien que les populations de l'Atlantique et de la mer de Laptev restent réduites et fragmentées.
Popularisé par Buffon, le terme « morse » est vraisemblablement issu d'une onomatopée lapone, morssa, arrivée en français via les langues slaves. L'origine commune de ce terme est en effet facilement identifiable dans le terme морж (morž) en russe, mors en polonais, mursu en finnois mais aussi dans les langues plus méridionales comme morsa en espagnol, morsă en roumain, etc.
Pour distinguer en français les deux sous-espèces principales, la sous-espèce type, O. r. rosmarus, est appelée « morse de l'Atlantique » et O. r. divergens « morse du Pacifique », en référence évidente à leurs aires de répartition respectives.
Comme chez tous les pinnipèdes, le petit est couramment appelé « veau », ainsi les mâles peuvent être nommés « taureaux » et les femelles « vaches », mais ces deux dernières appellations tiennent plus de l'anglicisme issu des termes bull et cow. Lorsque le jeune atteint l'âge de quatre mois, il est de la même manière nommé yearling.
Mensurations et particularités anatomiques
Bien que certains mâles isolés du Pacifique puissent peser près de deux tonnes, la plupart pèsent entre 800 et 1 800 kg. Les femelles pèsent environ les deux tiers de ce poids, les morses de l'Atlantique étant globalement légèrement plus petits. La sous-espèce atlantique a également tendance à avoir des défenses plus courtes et un museau plus aplati. Le morse est la deuxième plus grande espèce de pinnipèdes, derrière les éléphants de mer. Le mâle mesure de 2,70 à 3,60 mètres de long et la femelle entre 2,30 et 3,10 mètres.
Ses yeux, petits et noirs, sont placés haut de chaque côté de son crâne presque cubique, au museau court et large. Son cou est massif et sa queue très courte est souvent cachée par un repli de peau. Comme les phoques, il ne possède pas d'oreille externe et son corps est conique.
Les mâles possèdent un grand baculum, os du pénis appelé « oosik » chez les inuits, tubulaire et creux atteignant les 63 cm de longueur, soit le plus grand chez tous les mammifères terrestres, aussi bien par sa longueur absolue que par sa longueur relative, c'est-à-dire par rapport à la taille de l'animal. Les testicules se trouvent à l'intérieur du corps. La femelle présente deux paires de tétines.
Locomotion
Le morse partage certaines caractéristiques avec les otaries (Otariidae) et les phoques (Phocidae). Ses nageoires sont garnies de cinq doigts. Comme les otariidés, il peut orienter les nageoires postérieures appelées « palettes natatoires » vers l'avant et se déplacer à quatre pattes, mais il reste globalement maladroit sur la terre ferme. Lors de la nage, il rappelle davantage les phocidés, se propulsant en ondulant de son corps plutôt qu'à l'aide de ses nageoires. Les nageoires antérieures mesurent le quart de la longueur totale, les nageoires postérieures étant de quinze centimètres plus courtes. Il nage généralement à une vitesse de 7 km/h, mais peut atteindre 35 km/h.
Les mâles, et plus rarement certaines femelles, possèdent au-dessous de la gorge deux poches d'air qui peuvent se gonfler d'une cinquantaine de litres d'air. Elles leur servent de caisses de résonance pour leur vocalisations ou de flotteurs, leur permettant même de se tenir verticalement dans l'eau tout en dormant.
De nombreux poils épais et rigides entourent les défenses (vibrisses mystaciales), donnant au morse son apparence moustachue caractéristique. Il peut y avoir de 400 à 700 vibrisses réparties en 13 à 15 lignes mesurant trois millimètres de diamètre pour 30 centimètres de longueur, mais celles-ci sont beaucoup plus courtes à l'état sauvage, s'usant constamment lors de la recherche de nourriture. Les vibrisses sont reliées à des muscles et sont donc érectiles ; elles sont alimentées en sang et innervées, ce qui en fait un organe très sensible permettant au morse d'être capable de distinguer au toucher des formes de 3 mm d'épaisseur pour 2 mm de largeur, et repoussent chaque année.
Peau et graisse
Exceptées les vibrisses, la pilosité du morse est réduite à une fourrure répartie de manière très éparse, aux poils longs d'un centimètre, et l'animal semble presque glabre, le fœtus seul étant poilu. La peau imperméable, très ridée et épaisse de plusieurs centimètres le protège de la glace ou des pierres aux arêtes vives, et atteint les 10 cm d'épaisseur autour du cou et des épaules des mâles, chez qui elle peut également prévenir des blessures lors de combats. La couche de graisse sous-cutanée, ou lard, mesure jusqu'à 15 cm d'épaisseur et le morse craint moins le froid que les excès de chaleur, qu'il évacue à l'aide de ses nageoires hautement vascularisées. Chez un morse en bonne santé la graisse représente un tiers du poids, soit près de 500 kg.
Les jeunes morses sont brun foncé voire rougeâtres et pâlissent, virant au brun-cannelle au fur et à mesure de leur vieillissement. Les vieux mâles, en particulier, deviennent presque rose et la couleur peut servir à fournir une estimation grossière de l'âge. Les vaisseaux sanguins de la peau se contractant dans l'eau froide, le morse peut paraître presque blanc lorsqu'il nage et reprend sa couleur sombre voire rosit au soleil. Les mâles ont pour caractère sexuel secondaire d'importants nodules, en particulier autour du cou et des épaules, où persistent également chez les mâles aguerris les cicatrices de combats passés. La face ventrale est généralement plus sombre que le dos.
Perceptions par les sens
À cause de leur régime alimentaire ciblant des proies inféodées au plancher marin, la vue est probablement moins bien développée que chez les autres pinnipèdes qui ont à chasser des proies mouvantes. Le sens tactile est notamment assuré par les vibrisses, la peau épaisse étant particulièrement peu sensible. L'ouïe est bien développée tout comme l'odorat, permettant la communication entre mères et petits, ou pour repérer à distance un prédateur. On ne connait pas la réelle importance du goût pour le choix de la nourriture, même si le morse a des préférences évidentes. Les papilles gustatives sont moins nombreuses mais plus grosses que celles des mammifères terrestrestre.
Alimentation
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Le morse affectionne les eaux peu profondes du plateau continental où il prospecte dès l'aube le fond de la mer, souvent en groupes de 10 à 15 individus, en partant d'un bloc de glace lui servant de plate-forme. Il est nettement moins pélagique que les autres pinnipèdes, mais ses plongées, bien que moins profondes en moyenne, avoisinent tout de même 80 mètres et peuvent durer près d'une demi-heure, même si la moyenne n'excède guère dix minutes. Le record de plongée mesuré chez la sous-espèce atlantique était de 113 m de profondeur. Pour trouver sa nourriture, il peut s'éloigner jusqu'à 2 km des côtes lorsque les risques de se retrouver prisonnier sous la glace sont trop grands.
Le morse a un régime alimentaire diversifié et opportuniste, se nourrissant de plus de 60 genres d'organismes marins, comprenant crevettes, crabes, vers tubicoles, coraux mous, tuniciers, concombres de mer, divers mollusques et petits poissons. Sa source d'alimentation de prédilection reste toutefois les mollusques bivalves du benthos, en particulier myes, palourdes, mais aussi coques, clams et autres bucardes qui constituent 60 à 80 % de son régime alimentaire. Il part en quête de nourriture deux fois par jour et peut consommer jusqu'à 400 palourdes par jour, soit 27 kg de nourriture et 3 à 6 % de son poids1
Il déniche ses proies sur le plancher marin à l'aide de ses vibrisses et chasse le sable en créant un courant à l'aide de sa nageoire ou en propulsant un puissant jet d'eau avec sa bouche. Une fois le terrain nettoyé, le morse casse les bivalves entre ses nageoires ou aspire la chair en plaquant ses puissantes lèvres sur l'organisme et en reculant rapidement sa langue dans sa bouche, comme un piston, créant un vide. Son palais particulièrement voûté, permet une aspiration efficace.
À côté de sa consommation de nombreux organismes, sa méthode de recherche de nourriture a un grand impact périphérique sur les communautés benthiques. Elle est une source de bioturbation du plancher de la mer, libérant des nutriments dans toute la colonne d'eau et encourageant le mélange et la circulation de nombreux organismes, ce qui accroît la dispersion du benthos. Leur voracité pourrait quant à elle avoir un impact négatif non négligeable sur les bancs de bivalves à reconstitution lente, et donc sur l'ensemble de la faune se nourrissant de ceux-ci.
Des restes de phoques ont déjà été retrouvés en quantité non négligeable dans l'estomac de morses du Pacifique, mais l'importance de ces mammifères dans l'alimentation des morses reste débattue. Quelques rares exemples de prédation sur les oiseaux de mer ont été rapportés, en particulier sur le Guillemot de Brünnich (Uria lomvia). Enfin, le morse peut se montrer cannibale, notamment envers les nouveau-nés, ou encore charognard, consommant carcasses de cétacés, de congénères, d'ours polaires ou même de chiens de traîneau.
Parasites et maladies
La peau du morse peut héberger de nombreux types de parasites, comme ceux suceurs de sang du sous-ordre des Anoplura, et les acanthocéphales. Certains nématodes sont des parasites internes des plus courants. Un étude portant sur les Trichinella a trouvé les larves du parasite, et notamment celles de l'espèce T. nativa, chez 2,4 % des 1 529 morses étudiés : alors que les autres pinnipèdes et les cétacés ne sont que des porteurs occasionnels, le morse est un porteur vital pour le parasite, avec une prévalence de 0 à 9,4 %. Ses habitudes charognardes en font un vecteur particulièrement privilégié de la trichinellose, inoffensive pour l'animal mais un fléau pour les autochtones qui consomment la viande de morse crue.
Les infections bactériennes contractées par les nageoires ou les yeux mènent rapidement à la perte de poids précédent la mort de l'individu, comme cela a notamment été étudié pour le genre Brucella. L'impact des infections virales causées par les calicivirus et le morbillivirus est encore largement inconnu.
Comportement social et prédateurs naturels
Les morses sont extrêmement grégaires, les plus sociables des pinnipèdes. Ils forment souvent de grands groupes comptant de quelques centaines à quelques milliers d'individus, où les individus se collent et se frottent les uns aux autres, peut-être afin de supprimer les parasites. La communication de la colonie se fait par beuglements et grognements. Ces derniers pourraient même s'entendre jusqu'à 1,5 km de distance. La hiérarchie est édictée par les mâles les plus imposants et aux plus belles défenses, trônant au centre du groupe, mais les comportements en vue de la reproduction et l'organisation au sein d'un groupe varient quelque peu entre les populations du Pacifique et de l'Atlantique. De plus les sexes sont généralement séparés en dehors de la saison de reproduction, les femelles remontant vers le nord. Les jeunes mâles n'ayant pas encore atteint leur maturité sexuelle se regroupent généralement, en périphérie du gros de la colonie. Certains individus sont vigilants pour le reste du groupe, donnant l'alerte en cas de danger en sifflant, auquel cas tous les morses se réfugient dans l'eau.
Grâce à sa taille imposante, le morse n'a que deux prédateurs naturels : l'orque (Orcinus orca) et l'ours blanc (Ursus maritimus). Il ne constitue cependant pas une grosse part du régime alimentaire de ceux-ci. L'ours polaire peut chasser le morse en se précipitant dans les groupes formés sur les plages, et consomme les individus écrasés ou blessés dans la panique, en général jeunes ou infirmes. Cependant, un morse même blessé reste un adversaire redoutable pour un ours blanc, et les attaques directes sont rares. De plus, les membres d'une colonie peuvent s'unir pour faire face à un prédateur et secourir un congénère. Ainsi seuls les individus se tenant éloignés du groupe sont réellement susceptibles d'être victime d'un ours.
Reproduction
De la parade à l'accouplement
Les mâles atteignent leur maturité sexuelle dès l'âge de 7 ans, mais ne se reproduisent généralement pas avant leur développement complet, vers 15 ans, pour pouvoir commencer à disputer les femelles aux autres mâles de la colonie. Le rut a lieu de janvier à avril, et les mâles diminuent alors leur consommation de nourriture de façon spectaculaire. Les femelles ovulent dès l'âge de 4 ou 6 ans. Elle connaissent plusieurs œstrus, entrant en chaleur en fin d'été ainsi que vers février, mais les mâles sont uniquement fertiles en février ; le potentiel de fécondité en été est inconnu. L'accouplement a lieu de janvier à mars, mais plus généralement en février.
Les populations du Pacifique adoptent un comportement relativement placide, où les mâles se regroupent dans l'eau autour des blocs de glace où s'entassent les femelles en œstrus et se concurrencent en prestations vocales, utilisant leurs poches d'air pharyngiennes pour produire des sons de cloche ou des cliquetis qui séduiront les femelles ou impressionneront les concurrents. Les femelles les rejoignent, et les partenaires s'accouplent alors dans l'eau. Chez la sous-espèce atlantique, un mâle possède généralement un harem composé d'une vingtaine de femelles, sur lesquelles il veille jalousement. Les vocalisations sont moins utilisées, et les mâles se montrent très territoriaux, combattant tout rival, l'abandon d'un des protagonistes ou le premier sang versé suffisant généralement à clore la lutte. Les plus faibles ne se reproduiront pas, et la pratique masturbatoire est observée.
De la gestation au sevrage
La gestation dure de 15 à 16 mois durant lesquels la femelle augmente son alimentation de 30 à 40 %. Les 3 ou 4 premiers mois, l'embryon suspend son développement et demeure sous forme de blastocyste, avant de s'implanter dans l'utérus. Cette stratégie d'implantation différée, forme de diapause, est fréquente chez les pinnipèdes et optimise à la fois la saison des amours et celle des naissances. Son évolution fut déterminée par les conditions climatiques qui favorisent la survie des nouveau-nés, et son rythme est probablement en partie régi par le photopériodisme. Le petit perd son lanugo trois mois avant de naître. La mise-bas a lieu durant la migration du printemps, d'avril à juin. La mère accouche sur la terre ferme ou sur la banquise d'un seul petit, les jumeaux étant rares. Le petit, parfois appelé « veau », pèse entre 50 et 75 kg, pour une moyenne de 63 kg et une longueur proche du mètre. Le veau est gris argenté avec les nageoires gris foncé, mais prend au bout d'une à deux semaines une couleur brune, subissant une seconde mue au début de son premier été extra-utérin, puis muera toutes les fins d'été pour les mâles, ou de manière plus espacée pour les femelles. Il est apte à nager dès sa naissance. Le lait maternel est composé de 60 % d'eau, 30 % de matières grasses et 5 à 10 % de protéines, et peut-être complété de nourriture solide dès le sixième mois. En captivité, les petits consomment environ neuf litres de lait par jour, mais dans la nature ce volume n'a pas été évalué. À un an, le petit pèse déjà 200 kg.
Les petits se retrouvant orphelins peuvent parfois être adoptés. Les mères s'occupent des petits pendant plus d'un an avant le sevrage, mais les jeunes peuvent passer jusqu'à trois à cinq ans aux côtés de leur mère. Le jeune forme ensuite son propre groupe et intègre les grands rassemblements aux alentours de ses neuf ans. Dans la nature, les morses vivent entre 20 et 30 ans. La stratégie de reproduction du morse est différente des autres pinnipèdes : les femelles s'occupent de leur petit exceptionnellement longtemps, et étant donné que l'ovulation est stoppée jusqu'au sevrage du petit, elles donnent naissance au maximum tous les deux ans, la fréquence diminuant avec l'âge, faisant du morse le pinnipède au taux de reproduction le plus faible.









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