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samedi 19 mai 2012

LES REQUINS


Les requins, squales ou sélachimorphes forment un super-ordre de poissons cartilagineux, possédant cinq à sept fentes branchiales sur les côtés de la tête et les nageoires pectorales qui ne sont pas fusionnés à la tête. Ils sont présents dans tous les océans du globe et dans certains grands fleuves. Les requins modernes sont classés au sein du clade Selachimorpha ou Selachii et constituent le groupe sœur des raies. Toutefois, le terme « requin », au sens large, désigne aussi les espèces disparues du sous-ordre des élasmobranches, comme Cladoselache et Xenacanthus.
Les premiers requins sont apparus au dévonien, il y a environ 420 Ma. À partir du crétacé, il y a 100 Ma, beaucoup d'espèces de requins ont adopté leur forme moderne. Depuis, il existe plus de 465 espèces de requins regroupées en 35 familles. En sus de ces espèces encore vivantes beaucoup d'espèces ne sont connues que par leurs fossiles. Leur taille varie de seulement 17 cm de longueur pour Etmopterus perryi, à plus de 20 m pour le requin-baleine. Malgré sa taille, ce dernier se nourrit principalement de plancton en filtrant l'eau de mer. Mais la plupart des requins sont des prédateurs, voire des superprédateurs. Les requins sont présents dans toutes les mers et qui sont communes à une profondeur de 2.500 mètres. Ils ne vivent généralement pas dans l'eau douce, mais il y a quelques exceptions, telles que le requin-taureau et les requins de rivière qui peuvent vivre aussi bien dans l'eau de mer que dans l'eau douce. Ils respirent à travers cinq à sept fentes branchiales. Les requins ont un revêtement de denticules dermiques qui protègent la peau contre les parasites en plus d'améliorer leur hydrodynamisme. Ils ont également plusieurs rangées de dents qui se renouvellent régulièrement.
Malgré une mauvaise réputation véhiculée par les médias, seulement cinq espèces sont considérées comme dangereuses pour l'homme. Mais plus de 70 % des espèces de requins sont menacées de disparition (surpêche, prise accessoire, élimination gratuite, etc). Ils sont utilisés par l'homme pour de nombreux usages, comme l'alimentation, la maroquinerie, le tourisme, les cosmétiques et sont parfois maintenus en captivité. En tant que superprédateurs, les requins sont indispensables à leur écosystème. La protection mondiale des requins reste faible, mais certains États décident de transformer leurs eaux territoriales en sanctuaire de requins.

Anatomie externe du requin.
Le requin se caractérise par sa silhouette fuselée, particulièrement hydrodynamique, et ses nageoires pectorales et dorsales, ainsi que sa nageoire caudale hétérocerque (de forme asymétrique). Il est pourvu d'un squelette entièrement cartilagineux et de cinq à sept fentes branchiales latérales selon les espèces1.
Sa peau est rugueuse, recouverte d'innombrables denticules cutanés, des écailles osseuses placoïdes d'origine dermique et épidermique, qui le protègent contre les parasites et améliorent sa pénétration dans l'eau.
Son foie, qui peut représenter jusqu'à 25 % de son poids, est constitué à 90 % de squalène, et lui sert principalement à compenser son absence de vessie natatoire pour se stabiliser, mais également de réserve énergétique.

LE MARSOUIN


Le terme marsouin [maʀswε̃] ou cochon de mer désigne les cétacés de l'ensemble de la famille Phocoenidae mais aussi une espèce de la famille des Monodontidae. L'appellation de cochon de mer se retrouve dans les langues nordiques comme par exemple en breton Morhoc'h ou en allemands Schweinswale, appellation qui rappelle delphax, une racine de grec ancien possible pour Dauphin. D'ailleurs le terme vernaculaire français Marsouin, ou espagnol marsopa, aurait lui même été emprunté aux langues nordiques, comme le danois marsvin ou le suédois, via le moyen néerlandais meerswijn, et ceux-ci se traduisent aussi par « cochon de mer ».
L'ancien français pour ces animaux étaient pourpois, une déformation du bas latin *porcopiscis ou *pisciporcus, qui signifie également cochon de mer. Cet étymon est à l'origine de l'anglais Porpoise et de l'italien focena. Le Gall signale qu'en Europe, au début du siècle, le mot beluga était souvent utilisé - à tort - par les pêcheurs pour désigner le marsouin commun ou d'autres petits cétacés.
Mais dans la plupart des cas, le terme de langue étrangère correspondant, contrairement au français, ne s'applique qu'au Phocoenidae, exception faite par exemple pour l'anglais avec le white Porpoise.


Ces mammifères marins sont odontocètes, comme les dauphins, mais ont un bec plus court que ceux-ci. Selon Guillaume Rondelet, un auteur du xvie siècle, les marsouins ne différent des dauphins que par leur corps plus long et leur museau plus court et plus obtus. Cette définition s'applique mal au bélouga. Pierre Belon a comparée avec justesse l'anatomie d'un dauphin, d'un Phocoenidae sous le nom de marsouin et de l'homme, mais en a conclu d'une manière erronée que ces animaux étaient des poissons. Belon spécifie dans son ouvrage que la chair des marsouins est meilleure que celle des dauphins. Belon a en outre en examinant l'embryon du Marsouin, émis la première idée sur l'embryologie. Au moins depuis le xviie siècle les bélougas sont chassés au Canada sous le nom de marsouin blanc.

Interactions avec l'Homme

Les humains ont été le prédateur le plus redoutable des cétacés, et du marsouin en particulier.
Le marsouin commun a ainsi été chassés pour sa viande, et en tant que concurrents de la pêche ou parce qu'il faisait des dégâts dans les filets en s'y prenant accidentellement ou en cherchant à y manger des poissons, ce qui les a fait considérer comme nuisibles par certains.
Dans les années 1920, l'ichtyologiste Le Gall (Agrégé de l'Université, Directeur du laboratoire de l'office scientifique et technique des pêches maritimes de Boulogne-sur-mer, et correspondant du CIEM, en Poste à Boulogne sur mer), pouvait ainsi écrire que les pêcheries sardinières de l'Atlantique « redoutent, avec juste raison, les visites dangereuses que leur font les nombreux cétacés delphinidés (Dauphins, marsouins, etc.) attirés sur nos côtes pendant les mois d'été par la présence des bancs de sardines. Ces mammifères, désignés par les pêcheurs sous le nom général de bélugas (nom inexact (...)), commettent de tels dégâts dans les pêcheries que les pouvoirs publics s'en sont émus et que diverses tentatives ont été faites, sans grand résultat d'ailleurs, pour essayer de s'en débarrasser. Jusqu'ici, seuls l'emploi du fusil et de la mitraille semblent avoir donné des résultats assez appréciables. Mais dans ce cas, l'animal blessé ou tué s'enfuit ou coule et involontairement les pêcheurs laissent s'échapper une bonne aubaine ».
La chair du marsouin, foncée et au goût assez fort a été prisée durant des siècles, par toutes les classes sociales. Elle était vendue fraîche dans les ports et salée ou fumée sur les marchés. La langue, le filet, la cervelle, le foie et les rognons étaient notamment appréciés. Désuète en France, elle était encore au début du xxe siècle appréciée et consommée en Angleterre, en Italie, aux États-Unis, dont sous forme de conserves de Cétacés au Canada. Le Gall disait ceci de la « défaveur » récemment faite à la viande de marsouin en France : « injustifiée », elle « doit donc disparaître, la chair du marsouin doit retrouver sur le marché aux poissons la place qu'elle occupait autrefois, et ce serait peut-être le meilleur moyen d'atténuer la pullulation de ces hôtes indésirés. Le pêcheur alléché par l'attrait non seulement d'une prime, mais encore d'une vente certaine, n'hésiterait pas à se livrer à la chasse du Cétacé et, directement intéressé, s'occuperait bien vite des meilleurs moyens pour le capturer »7. Il recommande pour cela l'emploi de la senne tournante à grandes mailles et surtout le fusil lance-harpon inventé en Norvège par M Krohnstad8en 1923 et testé avec succès en 1924. Ce n'est que dans les années 1970, qu'une meilleure connaissance des cétacés, leur présentation par les films sous-marins (du Commandant Cousteau notamment, et la prise de conscience d'une crise écologique globale ont changé l'opinion d'une grande partie du public sur ces mammifères à gros cerveaux et le rôle important qu'ils jouent en tant que prédateur (sélection naturelle, équilibres écologiques, services écosystémiques).

BELUGA OU BALEINE BLANCHE


Le béluga ou bélouga (Delphinapterus leucas), appelé également baleine blanche, dauphin blanc et marsouin blanc est un cétacé blanc de l'océan Arctique. Le nom béluga vient du mot russe beloye qui signifie blanc. Il dispose d'un des sonars les plus sophistiqués de tous les cétacés. Ce sonar lui est indispensable pour pouvoir s'orienter et se repérer dans les canaux de glace immergés qui forment un véritable labyrinthe.
Le biologiste marin Le Gall note qu'en Europe, le mot Béluga a aussi été utilisé, à tort, par les marins-pêcheurs pour désigner les marsouins et d'autres petits cétacés.

Le béluga a été décrit en premier par Peter Simon Pallas en 1776. Il fait partie de la famille des Monodontidae au même titre que le narval. Le dauphin Irrawaddy fut un temps classé dans cette famille avant que de récentes études génétiques n'infirment cette hypothèse.
Le plus ancien ancêtre connu du béluga est le Denebola brachycephala espèce du Miocène aujourd'hui éteinte. Un seul fossile a été découvert, dans la péninsule de la Basse-Californie, indiquant que la famille prospérait autrefois dans des eaux plus chaudes. Les fossiles suggèrent également que l'habitat des bélugas s'est déplacé en fonction de la couverture de la banquise : suivant son expansion durant les périodes glaciaires et de son retrait au cours des périodes de réchauffement.

Dénomination
La liste rouge des espèces menacées donne comme nom commun béluga, baleine blanche et dauphin blanc. On lui donne aussi le nom de canari de mer en rapport avec les sons et sifflements aigus qu'il émet.

Description

Cet animal social peut atteindre 6 m de long, il est plus grand que la majorité des dauphins mais bien moins que les autres baleines. Les mâles adultes sont généralement plus grands que les femelles, et peuvent peser jusqu'à une tonne et demi (femelles aux alentours de la tonne). Les bélugas nouveau-nés, appelés familièrement « veau », mesurent environ 1,50 m de long pour un poids de 80 kg. Il est difficile de confondre ce cétacé avec un autre à taille adulte : il possède une crête dorsale résultat de l'atrophie d'un aileron et est entièrement blanc à l'inverse des jeunes bélugas qui sont gris. De même, sa tête ne ressemble à celle d'aucun autre cétacé : la zone frontale est souple et en forme de bulbe. Le béluga est d'ailleurs capable de « gonfler » son front en envoyant de l'air dans ses sinus. Il a un bec très court, une bouche large. Le corps du béluga ressemble globalement à un cylindre (en particulier lorsqu'il est bien nourri) qui s'effile vers le museau et vers la queue. Les nageoires latérales sont larges et courtes. Enfin, contrairement aux autres cétacés, ses vertèbres cervicales ne sont pas soudées, impliquant une certaine flexibilité du cou qui lui permet de déplacer sa tête latéralement.
Le béluga appartient au genre Delphinapterus (du grec ancien δελφίν, delphín (dauphin), du préfixe ἀ-, a- (dit « privatif ») et de πτερόν, pteron (aile), « dauphin sans ailes ») en raison de l'absence d'aileron dorsal. Les scientifiques pensent que cette préférence évolutive pour une crête dorsale plutôt que pour un aileron, est due à une adaptation à la vie de ces créatures sous la glace, ou un moyen de réduire la surface de peau pour éviter une trop grande dissipation de chaleur.
La maturité sexuelle intervient à l'âge de huit ans pour les mâles, et à cinq ans pour les femelles. Les mères donnent naissance à un unique petit au cours du printemps suivant la période de gestation d'une durée de quinze mois. Les petits bélugas sont uniformément gris foncé ; mais cette coloration s'éclaircit avec l'âge, allant de bleu à gris, jusqu'à ce qu'ils prennent enfin leur couleur blanche typique à l'âge de neuf ans pour les mâles et sept ans pour les femelles. Les petits restent sous la protection de la mère deux ans durant. L'accouplement du béluga n'est pas très bien connu ; il survient probablement au cours de l'hiver ou au tout début du printemps, quand les groupes de bélugas sont encore dans leur territoire hivernal ou alors au début de leur période de migration. Cependant, l'accouplement semble survenir à d'autres périodes également. Un béluga vit en moyenne trente ans.

Milieu de vie

Les bélugas vivent en bande près des littoraux et en haute mer : dans les mers polaires arctiques et subarctiques. Pendant l’été ils vont dans des eaux peu profondes, salées et relativement chaudes ou avec des fonds sableux ou boueux. En hiver ils préfèrent les zones de glaces en mouvement où des eaux libres leur donnent accès à l’air.

ELEPHANTS DES MERS


Les éléphants de mer sont les plus imposants représentants de la famille des phoques (Phocidae). Les mâles dominants développent un nez en forme de courte trompe qui leur a valu ce nom vernaculaire. Ils forment le genre Mirounga qui comprend deux espèces génétiquement assez proches.

Les deux espèces actuelles d'éléphants de mer sont :
l'éléphant de mer du sud (Mirounga leonina) qui fréquente les mers australes subantarctiques (Patagonie, îles Malouines, îles Kerguelen, îles Crozet, île Heard) et
l'éléphant de mer du nord (Mirounga angustirostris) présent sur la côte pacifique nord-américaine (Alaska, Californie, Basse-Californie).


L’éléphant de mer est certainement le phoque le plus impressionnant. En effet, le mâle mesure jusqu’à 6 m pour un poids qui peut atteindre 3 tonnes. Il est trois fois plus lourd que la femelle.
On reconnaît facilement l’éléphant de mer à son appendice nasal proéminent.



L’éléphant de mer a été beaucoup chassé pendant tout le 19e siècle jusqu’au milieu du 20e siècle. Ses effectifs s’étaient énormément réduits au point qu’à partir de 1957, des mesures de protection ont du être prises.



Une femelle en train de bailler.

Il existe deux espèces d’éléphants de mer :

L’éléphant de mer du sud (Mirounga leonina)
L’éléphant de mer du nord (Mirounga angustirostris)
 L’éléphant de mer du nord

L’éléphant de mer du nord est moins imposant que son cousin du sud. En revanche, il possède une trompe beaucoup plus longue.
Elle peut mesurer jusqu’à 40 cm. Cette trompe sert de chambre de résonance c’est-à-dire qu’elle amplifie le rugissement de l’animal.


L’éléphant de mer arctique vient à terre deux fois par an pour muer et s’accoupler. Le reste du temps, il vit seul dans les eaux côtières.
Excellent nageur, il peut plonger jusqu’à 180 mètres pour capturer les petits requins, les lottes et les calmars dont il se régale.

Les grands requins, dont le grand requin blanc, sont ses principaux ennemis. L’orque est également un ennemi redoutable.

Comme son cousin du sud, les mâles se livrent à des combats acharnés pour la possession des femelles.

L’unique petit pèse entre 30 et 36 kg. Grâce au lait maternel très riche, il pèsera 100 kg à un mois.
Il n’atteindra sa taille adulte que vers 3 ou 4 ans.


L'éléphant de mer arctique a bien failli disparaître. Il a survécu grâce à une colonie d'une centaine d'individus, isolée sur une plage de Californie, qui a donné naissance aux 60 000 animaux recensés de nos jours.

Les routes maritimes empruntées par les phocidés sont parfois longues de 6 000 km, record détenu par l’éléphant de mer septentrional qui rejoint le détroit de Béring au départ des côtes californiennes.
Le trajet dure 50 jours pendant lesquels les éléphants de mer alternent plongées et ventilation, se nourrissant et dormant à même les profondeurs.
On comprend mieux la puissance développée par leurs nageoires en examinant la palmure.


 L’éléphant de mer du sud

Cet éléphant de mer est l’hôte des eaux côtières d’Amérique du Sud et des îles de l’Antarctique.

Maladroit sur terre, l’éléphant de mer austral est très habile dans l’eau et un excellent plongeur qui peut rester près de 30 minutes sous l’eau.


Chaque mâle se constitue par la force un harem de 12 à 40 femelles. Les combats entre mâles sont particulièrement violents. Ils doivent sans cesse prouver leur force en combattant. C’est impressionnant de voir ces mastodontes se dresser les uns devant les autres, en déployant leur « trompe » qui leur serve de caisse de résonance

Ils poussent ainsi des rugissements qui s’entendent à plusieurs kilomètres. Leurs grosses canines mordent jusqu’au sang les éventuels prétendant au trône.



Combat entre deux éléphants de mer mâles.

La femelle met bas un seul petit au bout de 7 mois de gestation. Comme chez tous les phoques, la reproduction est liée à la nidification différée. C’est-à-dire que les embryons n’évoluent que 2 à 5 mois plus tard.
Les femelles sont obligées de protéger leurs jeunes car ils risquent à tout moment de mourir écrasé par les adultes qui se battent ou s’accouplent.

Les mâles surveillent leur territoire jalousement pendant 2 mois et ne s’alimentent pas, de peur de perdre leur harem.



En dehors de la période de reproduction pendant laquelle ils se réunissent en vastes colonies, le reste du temps, ils le passent en mer.

LION DES MERS


Lion de mer est le nom vernaculaire donné en français à plusieurs espèces mammifères marins de la sous-famille des Otariinae. Ces animaux ont un degré de parenté assez proche des otaries mais sont plus éloignés des léopards de mer ou des phoques.
Liste des espèces appelées ainsi[modifier]

Lion marin - Otaria flavescens (appelé aussi Otarie à crinière)
Lion de mer de Steller, Eumetopias jubatus.
Lion de mer australien, Neophoca cinerea.
Lion de mer de Nouvelle-Zélande, Phocarctos hookeri.
Lion de mer de Californie, (Zalophus californianus).

vendredi 18 mai 2012

LE MORSE



Le morse (Odobenus rosmarus) est une espèce de grands mammifères marins, unique représentant actuel de son genre, Odobenus, ainsi que de sa famille, celle des Odobenidae. Il possède une répartition discontinue circumpolaire dans l'océan Arctique et sa périphérie, comme par exemple le nord de l'Atlantique ou encore la mer de Béring, au nord du Pacifique. Deux à trois sous-espèces sont distinguées par leur taille et l'aspect de leurs défenses : O. r. rosmarus trouvée dans l'Atlantique, O. r. divergens, occupant le Pacifique et O. r. laptevi, au statut discuté, vivant en mer de Laptev.
Le morse est parfaitement reconnaissable à ses défenses, ses moustaches drues et son allure massive. Les mâles adultes du Pacifique peuvent peser jusqu'à deux tonnes et, parmi les membres de l'ancien sous-ordre des pinnipèdes, l'espèce n'est dépassée en taille que par les éléphants de mer. Le morse vit principalement dans les eaux peu profondes des plateaux continentaux, passant une part importante de son existence sur les blocs de glace ou les icebergs dérivant en mer. De ces plate-formes, il part à la recherche de sa nourriture de prédilection, les mollusques bivalves du benthos. C'est un animal sociable, à l'espérance de vie d'environ 40 ans, et considéré comme une espèce clé des écosystèmes marins de l'Arctique.
Le morse occupe une place importante dans la culture de nombreux peuples autochtones de l'Arctique, qui le chassèrent pour sa viande, sa graisse, sa peau, ses défenses et ses os. Aux xixe et xxe siècles, le morse fut l'objet d'une très forte exploitation commerciale de sa graisse et de l'ivoire de ses défenses, faisant diminuer rapidement ses effectifs. Depuis, sa population mondiale a de nouveau augmenté, bien que les populations de l'Atlantique et de la mer de Laptev restent réduites et fragmentées.

Popularisé par Buffon, le terme « morse » est vraisemblablement issu d'une onomatopée lapone, morssa, arrivée en français via les langues slaves. L'origine commune de ce terme est en effet facilement identifiable dans le terme морж (morž) en russe, mors en polonais, mursu en finnois mais aussi dans les langues plus méridionales comme morsa en espagnol, morsă en roumain, etc.

Pour distinguer en français les deux sous-espèces principales, la sous-espèce type, O. r. rosmarus, est appelée « morse de l'Atlantique » et O. r. divergens « morse du Pacifique », en référence évidente à leurs aires de répartition respectives.
Comme chez tous les pinnipèdes, le petit est couramment appelé « veau », ainsi les mâles peuvent être nommés « taureaux » et les femelles « vaches », mais ces deux dernières appellations tiennent plus de l'anglicisme issu des termes bull et cow. Lorsque le jeune atteint l'âge de quatre mois, il est de la même manière nommé yearling.

Mensurations et particularités anatomiques

Bien que certains mâles isolés du Pacifique puissent peser près de deux tonnes, la plupart pèsent entre 800 et 1 800 kg. Les femelles pèsent environ les deux tiers de ce poids, les morses de l'Atlantique étant globalement légèrement plus petits. La sous-espèce atlantique a également tendance à avoir des défenses plus courtes et un museau plus aplati. Le morse est la deuxième plus grande espèce de pinnipèdes, derrière les éléphants de mer. Le mâle mesure de 2,70 à 3,60 mètres de long et la femelle entre 2,30 et 3,10 mètres.
Ses yeux, petits et noirs, sont placés haut de chaque côté de son crâne presque cubique, au museau court et large. Son cou est massif et sa queue très courte est souvent cachée par un repli de peau. Comme les phoques, il ne possède pas d'oreille externe et son corps est conique.
Les mâles possèdent un grand baculum, os du pénis appelé « oosik » chez les inuits, tubulaire et creux atteignant les 63 cm de longueur, soit le plus grand chez tous les mammifères terrestres, aussi bien par sa longueur absolue que par sa longueur relative, c'est-à-dire par rapport à la taille de l'animal. Les testicules se trouvent à l'intérieur du corps. La femelle présente deux paires de tétines.

Locomotion
Le morse partage certaines caractéristiques avec les otaries (Otariidae) et les phoques (Phocidae). Ses nageoires sont garnies de cinq doigts. Comme les otariidés, il peut orienter les nageoires postérieures appelées « palettes natatoires » vers l'avant et se déplacer à quatre pattes, mais il reste globalement maladroit sur la terre ferme. Lors de la nage, il rappelle davantage les phocidés, se propulsant en ondulant de son corps plutôt qu'à l'aide de ses nageoires. Les nageoires antérieures mesurent le quart de la longueur totale, les nageoires postérieures étant de quinze centimètres plus courtes. Il nage généralement à une vitesse de 7 km/h, mais peut atteindre 35 km/h.
Les mâles, et plus rarement certaines femelles, possèdent au-dessous de la gorge deux poches d'air qui peuvent se gonfler d'une cinquantaine de litres d'air. Elles leur servent de caisses de résonance pour leur vocalisations ou de flotteurs, leur permettant même de se tenir verticalement dans l'eau tout en dormant.
De nombreux poils épais et rigides entourent les défenses (vibrisses mystaciales), donnant au morse son apparence moustachue caractéristique. Il peut y avoir de 400 à 700 vibrisses réparties en 13 à 15 lignes mesurant trois millimètres de diamètre pour 30 centimètres de longueur, mais celles-ci sont beaucoup plus courtes à l'état sauvage, s'usant constamment lors de la recherche de nourriture. Les vibrisses sont reliées à des muscles et sont donc érectiles ; elles sont alimentées en sang et innervées, ce qui en fait un organe très sensible permettant au morse d'être capable de distinguer au toucher des formes de 3 mm d'épaisseur pour 2 mm de largeur, et repoussent chaque année.

Peau et graisse

Exceptées les vibrisses, la pilosité du morse est réduite à une fourrure répartie de manière très éparse, aux poils longs d'un centimètre, et l'animal semble presque glabre, le fœtus seul étant poilu. La peau imperméable, très ridée et épaisse de plusieurs centimètres le protège de la glace ou des pierres aux arêtes vives, et atteint les 10 cm d'épaisseur autour du cou et des épaules des mâles, chez qui elle peut également prévenir des blessures lors de combats. La couche de graisse sous-cutanée, ou lard, mesure jusqu'à 15 cm d'épaisseur et le morse craint moins le froid que les excès de chaleur, qu'il évacue à l'aide de ses nageoires hautement vascularisées. Chez un morse en bonne santé la graisse représente un tiers du poids, soit près de 500 kg.
Les jeunes morses sont brun foncé voire rougeâtres et pâlissent, virant au brun-cannelle au fur et à mesure de leur vieillissement. Les vieux mâles, en particulier, deviennent presque rose et la couleur peut servir à fournir une estimation grossière de l'âge. Les vaisseaux sanguins de la peau se contractant dans l'eau froide, le morse peut paraître presque blanc lorsqu'il nage et reprend sa couleur sombre voire rosit au soleil. Les mâles ont pour caractère sexuel secondaire d'importants nodules, en particulier autour du cou et des épaules, où persistent également chez les mâles aguerris les cicatrices de combats passés. La face ventrale est généralement plus sombre que le dos.
Perceptions par les sens

À cause de leur régime alimentaire ciblant des proies inféodées au plancher marin, la vue est probablement moins bien développée que chez les autres pinnipèdes qui ont à chasser des proies mouvantes. Le sens tactile est notamment assuré par les vibrisses, la peau épaisse étant particulièrement peu sensible. L'ouïe est bien développée tout comme l'odorat, permettant la communication entre mères et petits, ou pour repérer à distance un prédateur. On ne connait pas la réelle importance du goût pour le choix de la nourriture, même si le morse a des préférences évidentes. Les papilles gustatives sont moins nombreuses mais plus grosses que celles des mammifères terrestrestre.

Alimentation
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Le morse affectionne les eaux peu profondes du plateau continental où il prospecte dès l'aube le fond de la mer, souvent en groupes de 10 à 15 individus, en partant d'un bloc de glace lui servant de plate-forme. Il est nettement moins pélagique que les autres pinnipèdes, mais ses plongées, bien que moins profondes en moyenne, avoisinent tout de même 80 mètres et peuvent durer près d'une demi-heure, même si la moyenne n'excède guère dix minutes. Le record de plongée mesuré chez la sous-espèce atlantique était de 113 m de profondeur. Pour trouver sa nourriture, il peut s'éloigner jusqu'à 2 km des côtes lorsque les risques de se retrouver prisonnier sous la glace sont trop grands.
Le morse a un régime alimentaire diversifié et opportuniste, se nourrissant de plus de 60 genres d'organismes marins, comprenant crevettes, crabes, vers tubicoles, coraux mous, tuniciers, concombres de mer, divers mollusques et petits poissons. Sa source d'alimentation de prédilection reste toutefois les mollusques bivalves du benthos, en particulier myes, palourdes, mais aussi coques, clams et autres bucardes qui constituent 60 à 80 % de son régime alimentaire. Il part en quête de nourriture deux fois par jour et peut consommer jusqu'à 400 palourdes par jour, soit 27 kg de nourriture et 3 à 6 % de son poids1
Il déniche ses proies sur le plancher marin à l'aide de ses vibrisses et chasse le sable en créant un courant à l'aide de sa nageoire ou en propulsant un puissant jet d'eau avec sa bouche. Une fois le terrain nettoyé, le morse casse les bivalves entre ses nageoires ou aspire la chair en plaquant ses puissantes lèvres sur l'organisme et en reculant rapidement sa langue dans sa bouche, comme un piston, créant un vide. Son palais particulièrement voûté, permet une aspiration efficace.
À côté de sa consommation de nombreux organismes, sa méthode de recherche de nourriture a un grand impact périphérique sur les communautés benthiques. Elle est une source de bioturbation du plancher de la mer, libérant des nutriments dans toute la colonne d'eau et encourageant le mélange et la circulation de nombreux organismes, ce qui accroît la dispersion du benthos. Leur voracité pourrait quant à elle avoir un impact négatif non négligeable sur les bancs de bivalves à reconstitution lente, et donc sur l'ensemble de la faune se nourrissant de ceux-ci.
Des restes de phoques ont déjà été retrouvés en quantité non négligeable dans l'estomac de morses du Pacifique, mais l'importance de ces mammifères dans l'alimentation des morses reste débattue. Quelques rares exemples de prédation sur les oiseaux de mer ont été rapportés, en particulier sur le Guillemot de Brünnich (Uria lomvia). Enfin, le morse peut se montrer cannibale, notamment envers les nouveau-nés, ou encore charognard, consommant carcasses de cétacés, de congénères, d'ours polaires ou même de chiens de traîneau.
Parasites et maladies

La peau du morse peut héberger de nombreux types de parasites, comme ceux suceurs de sang du sous-ordre des Anoplura, et les acanthocéphales. Certains nématodes sont des parasites internes des plus courants. Un étude portant sur les Trichinella a trouvé les larves du parasite, et notamment celles de l'espèce T. nativa, chez 2,4 % des 1 529 morses étudiés : alors que les autres pinnipèdes et les cétacés ne sont que des porteurs occasionnels, le morse est un porteur vital pour le parasite, avec une prévalence de 0 à 9,4 %. Ses habitudes charognardes en font un vecteur particulièrement privilégié de la trichinellose, inoffensive pour l'animal mais un fléau pour les autochtones qui consomment la viande de morse crue.
Les infections bactériennes contractées par les nageoires ou les yeux mènent rapidement à la perte de poids précédent la mort de l'individu, comme cela a notamment été étudié pour le genre Brucella. L'impact des infections virales causées par les calicivirus et le morbillivirus est encore largement inconnu.

Comportement social et prédateurs naturels
Les morses sont extrêmement grégaires, les plus sociables des pinnipèdes. Ils forment souvent de grands groupes comptant de quelques centaines à quelques milliers d'individus, où les individus se collent et se frottent les uns aux autres, peut-être afin de supprimer les parasites. La communication de la colonie se fait par beuglements et grognements. Ces derniers pourraient même s'entendre jusqu'à 1,5 km de distance. La hiérarchie est édictée par les mâles les plus imposants et aux plus belles défenses, trônant au centre du groupe, mais les comportements en vue de la reproduction et l'organisation au sein d'un groupe varient quelque peu entre les populations du Pacifique et de l'Atlantique. De plus les sexes sont généralement séparés en dehors de la saison de reproduction, les femelles remontant vers le nord. Les jeunes mâles n'ayant pas encore atteint leur maturité sexuelle se regroupent généralement, en périphérie du gros de la colonie. Certains individus sont vigilants pour le reste du groupe, donnant l'alerte en cas de danger en sifflant, auquel cas tous les morses se réfugient dans l'eau.
Grâce à sa taille imposante, le morse n'a que deux prédateurs naturels : l'orque (Orcinus orca) et l'ours blanc (Ursus maritimus). Il ne constitue cependant pas une grosse part du régime alimentaire de ceux-ci. L'ours polaire peut chasser le morse en se précipitant dans les groupes formés sur les plages, et consomme les individus écrasés ou blessés dans la panique, en général jeunes ou infirmes. Cependant, un morse même blessé reste un adversaire redoutable pour un ours blanc, et les attaques directes sont rares. De plus, les membres d'une colonie peuvent s'unir pour faire face à un prédateur et secourir un congénère. Ainsi seuls les individus se tenant éloignés du groupe sont réellement susceptibles d'être victime d'un ours.

Reproduction

De la parade à l'accouplement
Les mâles atteignent leur maturité sexuelle dès l'âge de 7 ans, mais ne se reproduisent généralement pas avant leur développement complet, vers 15 ans, pour pouvoir commencer à disputer les femelles aux autres mâles de la colonie. Le rut a lieu de janvier à avril, et les mâles diminuent alors leur consommation de nourriture de façon spectaculaire. Les femelles ovulent dès l'âge de 4 ou 6 ans. Elle connaissent plusieurs œstrus, entrant en chaleur en fin d'été ainsi que vers février, mais les mâles sont uniquement fertiles en février ; le potentiel de fécondité en été est inconnu. L'accouplement a lieu de janvier à mars, mais plus généralement en février.
Les populations du Pacifique adoptent un comportement relativement placide, où les mâles se regroupent dans l'eau autour des blocs de glace où s'entassent les femelles en œstrus et se concurrencent en prestations vocales, utilisant leurs poches d'air pharyngiennes pour produire des sons de cloche ou des cliquetis qui séduiront les femelles ou impressionneront les concurrents. Les femelles les rejoignent, et les partenaires s'accouplent alors dans l'eau. Chez la sous-espèce atlantique, un mâle possède généralement un harem composé d'une vingtaine de femelles, sur lesquelles il veille jalousement. Les vocalisations sont moins utilisées, et les mâles se montrent très territoriaux, combattant tout rival, l'abandon d'un des protagonistes ou le premier sang versé suffisant généralement à clore la lutte. Les plus faibles ne se reproduiront pas, et la pratique masturbatoire est observée.

De la gestation au sevrage
La gestation dure de 15 à 16 mois durant lesquels la femelle augmente son alimentation de 30 à 40 %. Les 3 ou 4 premiers mois, l'embryon suspend son développement et demeure sous forme de blastocyste, avant de s'implanter dans l'utérus. Cette stratégie d'implantation différée, forme de diapause, est fréquente chez les pinnipèdes et optimise à la fois la saison des amours et celle des naissances. Son évolution fut déterminée par les conditions climatiques qui favorisent la survie des nouveau-nés, et son rythme est probablement en partie régi par le photopériodisme. Le petit perd son lanugo trois mois avant de naître. La mise-bas a lieu durant la migration du printemps, d'avril à juin. La mère accouche sur la terre ferme ou sur la banquise d'un seul petit, les jumeaux étant rares. Le petit, parfois appelé « veau », pèse entre 50 et 75 kg, pour une moyenne de 63 kg et une longueur proche du mètre. Le veau est gris argenté avec les nageoires gris foncé, mais prend au bout d'une à deux semaines une couleur brune, subissant une seconde mue au début de son premier été extra-utérin, puis muera toutes les fins d'été pour les mâles, ou de manière plus espacée pour les femelles. Il est apte à nager dès sa naissance. Le lait maternel est composé de 60 % d'eau, 30 % de matières grasses et 5 à 10 % de protéines, et peut-être complété de nourriture solide dès le sixième mois. En captivité, les petits consomment environ neuf litres de lait par jour, mais dans la nature ce volume n'a pas été évalué. À un an, le petit pèse déjà 200 kg.
Les petits se retrouvant orphelins peuvent parfois être adoptés. Les mères s'occupent des petits pendant plus d'un an avant le sevrage, mais les jeunes peuvent passer jusqu'à trois à cinq ans aux côtés de leur mère. Le jeune forme ensuite son propre groupe et intègre les grands rassemblements aux alentours de ses neuf ans. Dans la nature, les morses vivent entre 20 et 30 ans. La stratégie de reproduction du morse est différente des autres pinnipèdes : les femelles s'occupent de leur petit exceptionnellement longtemps, et étant donné que l'ovulation est stoppée jusqu'au sevrage du petit, elles donnent naissance au maximum tous les deux ans, la fréquence diminuant avec l'âge, faisant du morse le pinnipède au taux de reproduction le plus faible.

L' OTARIE


Otarie est le nom vernaculaire de différentes espèces de mammifères marins appartenant à la famille des otariidés, de l'ordre des carnivores.

Le terme semble avoir été inventé par François Péron pour désigner certaines espèces de mammifères marins que les scientifiques classaient parmi le taxon aujourd'hui obsolète des Phocacés. Le terme otarie dérive du grec ὠτάριον qui signifie « petite oreille1 » et servait à désigner ces espèces aux petits appendices auriculaires. Certaines otaries sont également connues sous le vocable de lion de mer.




La famille de l'otarie est divisée en deux sous famille, les Lions de Mer et les Otaries à fourrure. Ce sont des animaux mammifères.

 L'Otarie est plus petite, sa fourrure est plus fournie et son museau est plus pointu. Sa couleur est variable, allant du marron au doré et même au blanc.
Elle vit dans la mer mais vient se reproduire, muer et donner naissance sur la terre ferme ou sur la banquise. Elle se nourrit de harengs, de calmars, de maquereaux et autres poissons. Elle est très gourmande.

Elle est une nageuse hors pair et marche plus aisément que le phoque sur le sol, car lui, il doit ramper.

Le mâle a plusieurs compagnes, un pour quarante femelles. Le mâle est mature à 4 ans, mais ne se reproduira pas avant d'être vraiment un adulte et pouvoir défendre son harem, soit à l'âge de huit ans.

La femelle est mature sexuellement vers l'âge de 4-5 ans. En décembre, après la fécondation par le mâle, l'oeuf sera gardé et dirigé vers l'utérus après la mue du mois de mai.



Quelque 24 heures après l'accouplement la femelle retourne à la mer pour se nourrir. Elle emmagasinera de la graisse qu'elle transformera en lait dont elle nourrira son petit. La gestation durera 11 mois.

A la fin du mois de novembre les femelles arrivent sur la terre ferme et accoucheront peu après. La mère restera à terre avec son bébé pour le nourrir puis ira à la mer pour manger. A son retour elle reconnaîtra son bébé à son cri particulier.



L'Otarie a une longévité de 18 ans pour le mâle et de 30 ans pour la femelle.
L'Otarie de Steller ou Lion de Mer est la plus grosse des Otaries et il a une durée de vie de 30 ans.

LES PHOQUES


La famille des phocidés (Phocidae) est celle des vrais phoques et des éléphants de mer, soit 18 espèces actuellement vivantes, de la classe des mammifères. Cette famille a été créée par John Edward Gray (1800-1875) en 1821. Elle a longtemps été classée dans l'ordre devenu désuet des Pinnipèdes, mais est plutôt classée actuellement dans l'ordre des carnivora (carnivores), sous-ordre des caniformia.
Phoque est emprunt du latin phoca et du grec phôkê (φώκη) » signifiant phoque ou veau marin1. Le petit du phoque est nommé le blanchon.
L'espèce la plus connue, qui a donné son nom à la famille, est le phoque commun. Un mâle de cette espèce mesure en moyenne 1,55 m avec un poids de 90 kg. Pour les femelles, la taille moyenne est de 1,45 m avec un poids de 70 kg. Il vit dans les eaux tempérées et subarctiques. En hiver, il vit principalement sur la banquise.

D'une longueur de 1 à 6 m, selon les espèces, les phoques ont le corps fusiforme. Leurs membres antérieurs, très courts, sont transformés en palettes natatoires. Les membres postérieurs qui ne peuvent se replier sous le ventre déterminent le mode de locomotion : à terre ou sur la glace, les phoques progressent par reptation en s'aidant de leurs deux membres antérieurs (alors que les autres pinnipèdes, otaries et morses, se servent de leurs quatre membres) faisant des pauses dans leur déplacement terrestre entre chaque phase de mouvement ; en mer, bons nageurs, ils se déplacent en godillant. Les phoques sont carnivores et leur alimentation se compose essentiellement de poissons côtiers. Visuellement, le phoque se différencie aisément de sa cousine l'otarie :
absence de pavillon au niveau de l'oreille, on note juste la présence du conduit auditif ;
la propulsion est assurée par les nageoires postérieures dans un mouvement similaire à celui de la grenouille, ou par un mouvement de godille ;
la direction est assurée par les nageoires antérieures ;
en dehors de l'eau, le corps ne peut se redresser sur ses nageoires pectorales, au contraire des otaries.


LA BALEINE


La baleine est un mammifère marin de grande taille classé dans l'ordre des cétacés. Le terme s'applique à plusieurs espèces différentes dans les sous-ordres des mysticètes (baleines à fanons) et des odontocètes (baleines à dents). Les baleines représentent des animaux parmi les plus gros ; et deux espèces (respectivement la baleine bleue et le rorqual commun) qui sont les deux animaux les plus imposants ayant jamais existé.


Le terme baleine est issu du latin ballaena, ballena dont Plaute fait la description. Le terme latin est probablement un emprunt de φάλλαινα [phallaina] issu d'une des œuvres d'Aristote1 et pouvant se traduire par « chose gonflée »2. Le petit de la baleine est appelé baleineau.
Aujourd'hui, ce terme décrit les espèces de grands cétacés, et regroupe toutes les espèces de cétacé à fanons et certaines espèces à dents parmi les baleines à bec, les cachalots, la baleine blanche et la baleine tueuse, à savoir l'orque[réf. nécessaire].
Notons que le requin baleine n'est pas une baleine mais un poisson cartilagineux, le plus grand d'entre eux d'ailleurs. Le terme baleine dénote ici le gigantisme ; ce nom est donné génériquement aux plus grandes espèces de cétacés ; les cétacés plus petits pouvant être désignées par un autre terme générique comme celui de dauphin.

On a longtemps cru que les baleines étaient des poissons. Pourtant, Aristote avait déjà observé qu'elles possèdent des évents et non des branchies, ce qui indique qu'elles ont des poumons. Elles allaitent leurs petits ce qui les classe comme mammifère.
Il existe de nombreuses espèces de baleines (bleues, blanches, grises, à bosse, à bec etc.), leur taille diffère : la baleine bleue (ou rorqual bleu) dépasse 33 m de long et pèse plus de 100 tonnes (le cœur de ce type de baleine, à lui seul peut atteindre 1 tonne tandis que sa langue peut peser 3 tonnes) alors que d'autres espèces ont la taille d'un homme.
Les scientifiques partagent les baleines en deux groupes :
les odontocètes, ou baleines à dents ;
et les mysticètes, ou baleines à fanons. Les fanons sont des lames cornées (de la même matière que celle de nos ongles) qui permettent de séparer la nourriture de l'eau.
Parmi les baleines à dents, les grands cachalots (les plus grandes des baleines à dents, pouvant atteindre 18 m) ont une nourriture à base de calmars, de seiches et de pieuvres. Les orques ont une nourriture variée, constituée de poissons, de coquillages et parfois d'autres baleines et de mammifères marins.
Types de baleines[modifier]
Baleines à fanons (mysticètes) :
Les rorquals, comme :
baleine bleue ou rorqual bleu.
rorqual commun
baleine de Minke
baleine boréale
baleine à bosse
baleine grise
baleine franche
Baleines à dents (odontocètes) :
cachalot
baleine à bec
orque, épaulard ou baleine tueuse
béluga ou baleine blanche
baleine pilote surnom d'un globicéphale.
Ancêtres des baleines
Basilosaurus

L' ORQUE


L'orque ou épaulard (Orcinus orca) est une espèce de mammifère marin du sous-ordre des cétacés à dents, les odontocètes. Ce cétacé est facilement reconnaissable à sa livrée noire et blanche et à la taille de sa nageoire dorsale qui peut atteindre 2 mètres de hauteur chez les mâles.

Le terme d'orque et le nom de son genre Orcinus dérivent du latin antique orca1. Dans la première description de Carl von Linné en 1758, elle est nommée « Delphinus orca ». En 1860, Fitzinger emploie le premier terme Orcinus, tandis que Van Beneden et Gervais emploient une autre dénomination : Orca gladiator. Son nom latin subit alors plusieurs révisions successives de la systématique, et l'espèce finit par se retrouver dans le genre Grampus, sous le nom de Grampus rectipinna pour les spécimens munis d’ailerons plus développés. Aujourd’hui, l’orque (Orcinus orca) est considérée comme la seule espèce du genre Orcinus. Le terme d'épaulard lui vient de l'aspect acéré de la nageoire dorsale, terme dérivé à la fois d'épaule et d'espaart qui signifie épée en ancien français2.
Le dictionnaire de l'Académie française, dans sa neuvième édition, précise qu'orque est du genre féminin (« une orque »), tandis qu'épaulard est du genre masculin (« un épaulard »). On lui prête le surnom de « baleine tueuse » par anglicisme en raison de son appellation anglophone killer whale, cependant elle appartient à la famille des dauphins. En fait comme l'a écrit le commandant Cousteau il faut traduire killer-whale par « cétacé tueur ».

Caractéristiques physiques


Les orques sont des odontocètes, ou baleines à dents.
Les orques ont une apparence caractéristique avec un dos noir, un ventre blanc et une tache blanche derrière et au-dessus de l’œil. Le corps est puissant et surmonté d’un grand aileron dorsal avec une tache gris foncé en forme de selle juste derrière. Les mâles mesurent entre 7 et 9 m de long (le spécimen le plus grand jamais vu mesurait 9,74 m) et pèsent entre 5 et 8,5 tonnes (le plus lourd spécimen pesait 11 tonnes) ; les femelles sont plus petites, mesurant entre 6 et 7 mètres pour une masse située entre 3 et 4 tonnes (le maximum connu pour une femelle est de 7,5 tonnes). À la naissance, le nouveau-né pèse environ 150 à 220 kg et mesure entre 2 et 2,70 m de long. À la différence de la plupart des dauphins, la nageoire caudale d’une orque est large et arrondie (elle peut mesurer plus de 2,40 m d’envergure). Pouvant mesurer plus de 2 mètres, l’aileron dorsal du mâle est plus grand que celui de la femelle (environ 90 cm). Il a une forme de triangle isocèle allongé tandis que l’aileron dorsal de la femelle est plus court et a la forme d’une faux. Néanmoins cet aileron s'affaisse chez la plupart des orques en captivité.
Cependant, les scientifiques ont constaté qu’il existait des orques de forme naine en Antarctique. Certains spécialistes veulent les considérer comme une espèce à part en les nommant Orca glacialis ou Orca nanus. Mais d’autres refusent de la considérer comme une espèce différente d’Orcinus orca.

DAUPHIN


Le dauphin possède une peau lisse et souple. Avec son fuselage hydrodynamique, il est un animal doué pour la vitesse qui peut atteindre 60km/h. Sa longueur est d'environ 1,7 mètre à 4 mètres pour un poids variant de 70 à 400 kilogrammes. Son rostre (le bec du dauphin), assez long, est pourvu de nombreuses dents, petites et pointues, qui servent à attraper ses proies, mais non à les mastiquer.
À la différence des poissons, sa queue propulse le dauphin en bougeant de haut en bas. Le squelette du dauphin montre que les nageoires sont bel et bien les vestiges de mains et de pattes de quadrupède.
Les yeux du dauphin, espacés, lui permettent de voir aussi bien sur les côtés qu'en haut, en bas ou en arrière, et ce, aussi bien sous l'eau qu'au-dessus, grâce à sa capacité à déformer sa cornée. En revanche, sa vision de face est mauvaise, et il utilise alors l'écholocation pour se repérer. C'est le melon, la partie graisseuse sur le front de l'animal, qui lui permet d'émettre et de recevoir les ultrasons qui permettront au dauphin de repérer la position de sa proie et sa vitesse.
La « narine » du dauphin, appelé évent, est située au sommet du rostre et ne s'ouvre que lorsque l'animal vient respirer à la surface. Le dauphin renouvelle 90 % de l'air de ses poumons en une seule respiration. Les dauphins peuvent plonger jusqu'à 260 mètres de profondeur et rester en apnée pendant près d'un quart d'heure mais ils ne restent en général sous l'eau que pendant quelques minutes avant de reprendre leur respiration. La respiration du dauphin est un acte volontaire.
Comme il ne possède pas de glandes sudoripares, le dauphin évacue la chaleur à travers ses nageoires, largement irriguées de sang.

Lorsqu'il dort, le dauphin reste à 50 centimètres au-dessous de la surface et, automatiquement, il remonte toutes les demi-heures pour prendre de l'air. On le voit parfois ainsi flotter près de la surface avec une nageoire qui dépasse de l'eau.
Le dauphin, que ce soit en absolu ou en comparaison avec sa masse, a un cerveau bien plus gros que celui de l'homme. On pourrait donc penser que le dauphin est le plus intelligent des animaux. Cependant, cette conclusion est très rapide et simpliste. La question de l'intelligence des dauphins est encore sujette à des débats.
Le dauphin peut vivre jusqu'à 50 ans.

Reproduction
Les mammifères comme le dauphin portent des mamelles (dans des sillons sur le côté du ventre) et sont vivipares. Le jeune dauphin atteint sa maturité vers l'âge de 5 ou 6 ans. Le couple de dauphin est permanent
La gestation est de 52 semaines environ, au terme de laquelle un seul petit est mis au monde.
Le petit sort par la queue (pour éviter de nager immédiatement) et sait tout de suite nager.
La mère et les « tantes » emmènent alors immédiatement le petit respirer à la surface. Il sera allaité pendant 2 à 8 mois, mais à partir de 1 semaine il ira s'aventurer déjà tout seul.



La rencontre

La saison d'amour commence l'été, les dauphins mâles se bagarent car ils veulent une femelle, certains sont des poules séches (bah oui, quand on est dans la mer on est déja mouillé :D ) et s'attaquent par groupe sur une femelle pour ne pas avoir à ce bagarer. Il y a des concours d'acrobaties( comme des sauts où ceux-ci peuvent atteindre 6 m) ,pour montrer aux femelles de quoi ils sont capables ou alors l'inverse. Quelques choses de difféents chez d'autres animaux, c'est le contact, on a vu qu'il contactait à l'aide d'un sonar. Mais ce n'est pas ce contact là, c'est le contact physique qui est très important, c'est une façon de communiquer. Quand les mâles se battent pour une femelle, les dauphins attaquent grace à leur bec. Avec celui-ci, ils peuvent mordre et repousser son "ennemi" ou le percuter.
Quand un couple est formé, il faut s'isoler immédiatement avec les méchants requins et orques.

Comment ça se passe?
Les dauphins émettent des petits cris rythmé comme si on était invité dans un bal. Comme les adultes, sauf que les dauphins se serrent entre leurs nageoires, après ça ils se caressent, s'embressent et tournoient. Mais contrairement aux êtres humains, le couple n'est que provisoire, car après les dauphins s'en vont et cherchent un autre partenaire.
Et après, il y a le bébé, gouzougouzou :D

Le delphineau( Le bébé )

Le bébé s'appelle delphineau. Alors que sa mère est enceinte depuis 12 mois (1 an), elle cherche un haut-fond qui les protège des orques et des requins. Pour la femelle, c'est un événement important car elle peut avoir des petits tous les trois ans.Le bébé sort sa queue en premier. Sa marraine l'emmène directement à la surface pour qu'il respire et c'est à ce moment là qu'il prend sa première bouffée d'air. La mère fatigué, s'allonge sur un flanc en surface. Après cette action, le delphineau attrape le mamelon maternelle , car il a très faim, et il n'est pas question de perdre une seule goutte. Ensuite, le nouveau-né cherche à nager , et oui déja, avec les encouragements de sa mère, en 30 minutes, le delphineau sait nager. Une fois qui sait nager il fait déja parti de la troupe. Et j'oubliais, il pèse 20 kg et mesure 1,20 mètre, C'est énorme o_° .

Les années scolaires

Ils ont des professeurs, mais eux, ils ne sont pas payer car se sont les parents des petits.
Au programme: le language des dauphins, les techniques de chasse, prendre les précautions quand on est en face d'un prédateur, éviter les dangers, comment utiliser le sonar... Ils ont de la chance, ils n'ont pas de texte à écrire.Aaaaahhhhhh, ce que j'aimerai être dauphin. Les jeunes sont très très bavard, c'est pour ça que quand vous voyagerez en mer, vous entendrez peut être, j'ai bien dit peut être ;) , dans une baie, du bruit. Cela proviendra des sonars. Pour se repérer dans tout se bruit, les delphineaus font sifle un petit air pour se reconnaître entre eux. Après, la récréation :D non, je vais juste vous expliquer "comment ils jouent"?
Ils se lancent dans une course à travers les coraux, ou alors se sont des cabrioles. Mais si un dauphin sort des limites , un adulte le raménera et il prendra une sérieuse correction. La correction se passe de cette manière, l'adulte plaque le delphineau contre le sol et il le laisse comme ça jusqu'à ce q'il pousse des cris comme s'il pleurait.:'( J'ai mal pour lui, c'est vous qui vouler être un dauphin :D . La vie aquatique et quand même très cruel.