Affichage des articles dont le libellé est 9 AU BORD DE .... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 9 AU BORD DE .... Afficher tous les articles
samedi 19 mai 2012
LE HERON
Héron est un terme générique désignant de nombreuses espèces d'oiseaux appartenant à différents genres de la famille des ardéidés. Ce sont des oiseaux échassiers de taille moyenne à grande, se caractérisant par un cou long et grêle, replié en forme de « S », et par un bec jaune orangé, allongé et conique en forme de poignard. Les hérons vivent dans les zones humides, les plans d'eau (lacs ou étangs) et les cours d'eau, se nourrissant de batraciens, poissons ou rongeurs.
Le terme « héron » est attesté en français depuis le xive siècle. Ce terme dérive du francique *haigro, origine que l'on retrouve en haut allemand heigir, en moyen flamand heiger1 et danois Hejrer. Le petit du héron s'appelle le héronneau.
La famille des ardéidés comprend aussi les aigrettes ainsi que les butors et apparentées : crabiers, bihoreaux, savacou, onorés et blongios; dont certaines espèces sont également qualifiées de hérons.
LE RATON-LAVEUR
Le raton laveur, ou plus exactement le raton laveur commun (Procyon lotor, Linnaeus 1758), est une espèce de mammifère omnivore originaire d’Amérique et introduit pour la dernière fois en Europe dans les années 1930 (après la disparition un siècle plus tôt de la dernière population introduite). Il doit son nom à son habitude, plus ou moins réelle, de tremper ses aliments dans l’eau avant de les manger. L’animal, de la famille des procyonidae, est essentiellement nocturne et grimpe facilement aux arbres grâce à ses doigts agiles et à ses griffes acérées. Il a le pelage poivre et sel avec de légères teintes de roux. On le reconnaît facilement à son masque noir bordé de blanc autour des yeux et à sa queue rayée de blanc et de noir. Le raton laveur s’adapte à de nombreux milieux naturels. Opportuniste et facile à apprivoiser, il s’aventure également dans les villes nord-américaines (Canada, États-Unis d'Amérique). Son comportement varie selon le sexe et la région où il vit. Il est toujours chassé pour sa fourrure mais ne constitue pas une espèce en danger, ni même menacée.
Aussi ne fait-il l'objet d'aucune mesure de protection, ni en Amérique, ni en Eurasie.
Description
Le raton laveur adulte mesure 80 cm en moyenne1 avec des variations entre 60 cm et 105 cm selon les individus, queue comprise. Les mâles sont plus grands et plus lourds que les femelles.
La masse du raton laveur est comprise entre 3,9 et 9 kg en moyenne. Les individus les plus gros vivent dans les régions septentrionales (8,5 kg en moyenne au Canada4) ; record jusqu’à 28 kg. Le poids fluctue selon la saison, atteignant un maximum à l’automne : sa masse peut alors augmenter de 50 % dans les régions situées au nord8.
La fourrure est généralement gris-brun, tirant plus ou moins vers le gris ou le brun. Le visage blanc porte de larges taches noires autour des yeux en forme de masque et une bande noire sur le nez. Quelques individus sont blancs, mais l’albinisme est très rare. La mue débute au printemps et peut s’étaler sur trois mois. Le pelage estival du raton laveur est court.
La tête est large, le museau pointu, les yeux noirs et les oreilles courtes (4 à 6 cm1). L’animal possède de longues canines comme tous les carnivores. Les pattes sont dotées de cinq doigts munis de griffes non rétractiles. Les pieds mesurent entre 100 et 125 mm.
La queue du raton laveur est généralement longue de 20 à 28 cm5 et peut mesurer jusqu’à 40 cm8. Elle compte 5 à 7 anneaux bruns ou noirs2,6 et son extrémité est toujours noire.
Sous-espèces
Crâne avec ses dents: 2/2 molaires, 4/4 prémolaires, 1/1 canines, 3/3 incisives (de gauche à droite)
Quatre sous-espèces de raton laveur endémiques à l'Amérique Centrale et aux Caraïbes ont souvent été considérées comme des espèces distinctes après leur découverte. Ce sont le raton laveur des Bahamas et celui de la Guadeloupe qui sont très semblables l'un à l'autre, le raton laveur de Tres Marias, qui est plus grand que la moyenne et a un crâne anguleux, et celui de la Barbade aujourd'hui éteint. Les études de leurs caractères morphologiques et génétiques en 1999, 2003 et 2005 ont conduit à répertorier tous ces ratons laveurs comme des sous-espèce du raton laveur commun dans la troisième édition de Mammal Species of the World (2005). Un cinquième raton laveur insulaire, le raton laveur de Cozumel (Procyon pygmaeus), qui ne pèse que 3 à 4 kg et a notamment de petites dents, est toujours considéré comme une espèce distincte.
Les quatre plus petites sous-espèces de raton laveur, d'un poids moyen de 1,8 à 2,7 kg, se trouvent le long de la côte sud de la Floride et les îles adjacentes ; un exemple en est le Procyon lotor marinus. La plupart des 15 autres sous-espèces ne diffèrent que légèrement les unes des autres par la couleur de leur robe, leur taille et quelques autres caractéristiques physiques. Les deux sous-espèces les plus répandues sont le raton laveur de l'Est (Procyon lotor lotor) et le raton laveur de la haute vallée du Mississippi (Procyon hirtus lotor). Les deux partagent un pelage relativement sombre avec de longs poils, mais le second est plus grand que le premier. Le raton laveur de l'Est se rencontre dans tous les États américains et provinces canadiennes au nord de la Caroline du Sud et du Tennessee. Le raton laveur de la haute vallée du Mississippi vit dans tous les États américains et provinces canadiennes au nord de la Louisiane, du Texas et du Nouveau-Mexique.
LE CASTOR
Il existe un rongeur que ses qualités de bâtisseur distinguent : c’est l’inventif castor. Ce qui rend le castor aussi sympathique à nos yeux, c’est que son comportement est semblable sur de nombreux points au nôtre.
Le castor est le deuxième plus gros rongeur au monde. Aucun animal n’exerce une influence aussi considérable sur son environnement que lui. Le castor s’est adapté à de nombreux habitats. Aujourd’hui, il existe deux espèces : le castor Européen (Castor fiber) et le castor Nord-Américain (Castor canadensis).
Les plus grandes structures connues de castor
Le castor d’Amérique du Nord est un architecte exceptionnel. En une vingtaine de jours, il construit sa hutte, en utilisant 3 tonnes de matériaux.
La plus grande hutte de castor répertoriée mesurait 12,1 m de large et 4,8 m de haut.
Le plus grand barrage connu s’étendait sur 1,5 km.
Il ne faut pas plus d’une journée à une famille de castors pour ériger un barrage d’une longueur d’1, 5 m.
Le castor : proche de l’homme
Mâle ou femelle, le castor est monogame. Sa structure sociale est constituée de petites cellules familiales, logées dans des huttes ou des terriers. Ces cellules rassemblent le couple et les enfants ainsi que la progéniture de l’année précédente.
Ce castor semble prier. © dinosoria.com
Comme nous, le castor dispose d’un mode de communication très élaboré. Certaines tribus indiennes ont surnommé ce rongeur « les petits frères qui parlent ».Ce surnom se rapporte au vaste répertoire de sons que ces grands bavards utilisent : cris, soupirs, plaintes, gémissements, murmures …
Leur langage est très riche et inclut des émissions d’odeurs, de sons, de claquements produits par la queue ainsi que divers gestes et postures.
Bavardages de castors (MP3)
Pour menacer, le castor feule comme un chat, dos voûté et poil hérissé. L'expression la plus incroyable est celle dite d'exhibition. Un castor, en présence d'un congénère étranger qui viole son domaine, se saisit d'une branche et l'agite au-dessus de la tête comme un gourdin.
Le castor dispose d’un mode de communication très élaboré. © dinosoria.comAutre caractéristique qui le rapproche de l’homme : sa capacité à stocker et à transporter sa nourriture.
Le castor ne se contente pas de stocker mais organise un véritable réseau aquatique de transport entre différents entrepôts et les terriers.
De plus, ce bâtisseur est capable de construire des barrages monumentaux sur les cours d’eau : jusqu’à trois mètres de haut pour plusieurs centaines de mètres de long.
Un castor transporte les matériaux .
Ce qui le distingue vraiment des autres mammifères est sa capacité à utiliser son environnement ainsi que les matériaux pour organiser un biotope parfait.
De la même manière que nous construisons nos villes, le castor bâtit et remodèle la nature à sa convenance.
Le castor : le plus gros rongeur d’Europe
Le castor fait partie de l’ordre des rongeurs (rodentia) et de la famille des castoridae (castoridés).
Il peut atteindre jusqu’à 1,20 m (du museau à la queue) pour un poids moyen de 35 kg. Seul le capybara (ou cabiai) qui vit en Amérique du Sud le surpasse avec un poids maximum de 70 kg.
Le castor est le plus gros rongeur d'Europe. © dinosoria.com
Bien sur, comparé à ses ancêtres, notre castor actuel parait bien petit. Ils avaient la taille d’un ours et pesaient 300 kg.
Le castor Européen (Castor fiber) vit principalement dans le nord de la France et en Eurasie où il a été introduit dans de nombreuses régions.
Le castor Nord-Américain (Castor canadensis) vit du Canada aux Etats-Unis. Il a également été introduit en Europe et en Scandinavie.
Castor Nord-Américain . By Sherseydc Steve .
Les deux espèces de castors font partie du sous-ordre des sciuromorphes qui incluent également les écureuils ou le castor de montagne qui n’a, malgré son nom, aucune parenté avec les castoridés.
L’apparition des castors
Le genre proprement dit est apparu en Europe au cours du Pliocène c’est-à-dire il y a 3 à 7 millions d’années. D’Eurasie, certains individus migrèrent ensuite en Amérique lorsque ces deux continents étaient encore réunis par un isthme.
Suite à la dérive des continents, le castor nord-américain se différencia. On estime que cette séparation remonte à environ 12 000 ans.
Les deux espèces sont si proches qu’il a fallu une analyse chromosomique pour les différencier.
Crâne de Castor. By Petromyzon .
Le castor Européen possède 48 chromosomes tandis que le Nord-américain n’en a que 40. Le castor canadien est le meilleur bâtisseur et il est également le plus lourd, bien que plus petit.
La guerre du castor
Le castor est une figure emblématique de l’époque de la conquête de l’Ouest américain. La célèbre toque de Davy Crockett était faite en peau de castor.
Un rectificatif d'un internaute: " La toque de ce célèbre pionnier est plutôt faite d'une peau de raton laveur, un animal aux habitudes moins nobles, habitué qu'il est de fouiller dans nos poubelles québécoises... ( Daniel Lebarbé, Montréal)
Le castor a eu une grande influence sur l'histoire du continent nord-américain. By Mad Paul . Licence
Ce rongeur a eu une influence considérable sur l’histoire de ce continent. La guerre de 7 ans qui opposa la France aux Anglais entre 1756 et 1763 avait entre autres enjeux, la prise de possession des zones de piégeages de castors. La fourrure de ces animaux était alors très convoitée, notamment pour confectionner les chapeaux portés par les élégantes d’Europe.
Les Français furent battus par les Anglais et perdirent le contrôle du nord de l’Amérique.
Le castor : un excellent nageur
Les pieds sont palmés, la queue plate est couverte d’écailles et le pelage est parfaitement étanche.
L’animal obstrue tous ses orifices quand il plonge.
Le castor est un excellent nageur. © dinosoria.com
Sur la terre ferme, le castor est pataud. Par contre, dans l’eau il se métamorphose. Il peut alors atteindre la vitesse de 7 km/h.
Il peut facilement rester en apnée 5 minutes et peut parcourir sous l’eau 750 m.
Le castor peut rester en apnée 5 minutes. By dc John .
Les pieds palmés du castor assurent une colossale force de propulsion. Les pattes postérieures avoisinent 20 cm de large.
Sa queue aplatie est un signe d’adaptation au mode de vie aquatique. Elle fait office de gouvernail. Un réseau sanguin lui confère un rôle d’évacuation de la chaleur interne en été.
L’architecte des rivières
Le castor édifie et entretient des barrages, creuse des canaux et abat des arbres, tout cela en pleine nuit.
Cette activité a un triple objectif :
Se protéger des prédateurs
Augmenter la stabilité de l’habitat
Exploiter au maximum les ressources
Un castor en train de construire un barrage. © dinosoria.com
Si la journée, il dort, par contre, la nuit, il travaille avec acharnement. Tout d’abord, il construit son gîte qui est toujours souterrain.
A cet effet, il creuse avec ses pattes antérieures un terrier dans la berge, avec une entrée sous la surface de l’eau.
Sous les climats plus rudes, il bâtit une véritable petite hutte au-dessus du niveau de l’eau.
Le castor est un grand architecte.
Son terrier est un véritable petit appartement. L’accès au terrier est submergé. Ce tunnel d'environ 10 m de long mène à un plancher où le castor se sèche. Surélevé, on trouve la mezzanine qui fait office de chambre. Elle est douillettement garnie de copeaux de bois et de brindilles.
Une cheminée d’aération pallie l’éventuelle formation de glace hivernale et fait également office de sortie de secours.
Barrage de castor. By Daily Invention .
Près de leur terrier, les castors aménagent, sous l’eau, un grand garde-manger. L’eau fait office de réfrigérateur. L’été, les castors prennent leur repas au réfectoire, une plage voisine aménagée à cet usage.
Des barrages monumentaux
L’objectif du castor quand il construit un barrage est d’assurer une profondeur d’eau suffisante pour stocker sa nourriture.
De plus, ce barrage permet de maintenir l’entrée de son terrier sous l’eau. La construction est décidée dès que le niveau de l’eau baisse.
A cet effet, il achemine des rondins de bois qu’il plante dans le fond de la rivière. Il y adjoint des branches transversales entrecroisées. L’ensemble est consolidé par de la boue et des matériaux divers.
La moyenne des barrages est de 23 m de long mais en Amérique du Nord, on peut en observer d’une longueur de 700 m, pour plus de 3 m de haut !
Le castor peut adapter son barrage au sens du courant et le modifier si nécessaire. Il colmate la moindre fuite et si le niveau de l’eau monte, il pratique une ouverture temporaire.
Le castor : un vrai bûcheron
Ses constructions amènent le castor à débiter du bois en permanence. Pour cela, il utilise ses quatre formidables incisives comme scie. Les incisives inférieures rongent activement.
Arbre scié par un castor. By Crcollins . Licence
Comme chez tous les rongeurs, les incisives poussent en permanence. En une demi-heure, un castor peut abattre un arbre au tronc de douze centimètres de diamètre.
Quand l’arbre est gros, il tourne autour comme s’il taillait un énorme crayon.
Au premier craquement, il se met à l’abri. Parfois, le pauvre bûcheron périt mais c’est assez rare.
Le castor est un vrai bûcheron. By Bernt Rostad .
Le castor est strictement herbivore. Il se nourrit de plantes aquatiques mais aussi de trembles (peuplier aux feuilles mobiles). Le bois rentre dans son alimentation l'hiver. En effet, lors des hivers rigoureux, nos castors restent au chaud dans leurs huttes ou terriers. Pour se nourrir, ils comptent sur le bois stocké sous l'eau et sur les réserves de graisse de leur queue.
La vie sociale du castor
La structure sociale est matriarcale. Quand la femelle disparaît, la cellule se dissout. Chaque famille possède son territoire individuel et chaque membre participe aux différents travaux. Chaque cellule familiale délimite son domaine en laissant des traces odorantes.
Les glandes sécrètent une substance appelée « le castoréum » dont l’odeur est acre et musquée.
Les agressions entre familles sont extrêmement rares.
Une famille de castors. © dinosoria.com
Le castor choisit un partenaire pour la vie entière. La vie de famille est basée sur un faible taux de reproduction : une portée de un à cinq petits pour l’espèce eurasiatique, jusqu’à 8 petits pour l’espèce américaine.
La femelle est dominante dans la vie sociale sauf au moment du rut. L’accouplement s’effectue dans l’eau. La gestation dure 100 à 120 jours.
L’accouplement des castors s’effectue dans l’eau. © dinosoria.comLe bébé castor pèse 450 à 750 grammes. Il est déjà couvert de poils. Il peut nager au bout de quelques heures seulement. Cependant, son poil n’est pas encore isolant.
Les six premières semaines, les bébés tètent leur mère.
Dès le sevrage qui intervient vers deux à trois mois, tous les membres se relaient pour apporter de la nourriture aux petits.
Cet environnement hyper protégé explique le faible taux de mortalité. Lors des premières sorties aquatiques, les parents restent à proximité. La queue sert de moyen de transport pour les jeunes.
Le castor choisit un partenaire pour la vie entière.
L’espérance de vie d’un castor est de 15 à 20 ans. Les jeunes se font dorloter deux ans puis doivent quitter le logis familial. Ils le font d’ailleurs de mauvaise grâce.
Le castor et l’homme
Après un véritable massacre qui a failli faire disparaître ce merveilleux animal, de nombreux programmes de réhabilitation et de réinsertion ont été mis en place.
Aujourd’hui, grâce à la protection dont il est l’objet, on compte environ 600 000 castors au Canada et 200 000 aux Etats-Unis.
Le castor est très habile de ses mains. © dinosoria.com
Les populations ont surtout reculé en Europe à cause de l’activité humaine. A partir du 12e siècle, la chasse intensive a fait disparaître le castor de nombreux pays de l’Ancien Monde. Il ne subsistait au début du 20e siècle que de petites colonies en France, en Allemagne, en Pologne ou en Russie.
On a donc tenté d’introduire l’espèce américaine. Malheureusement, cette espèce se reproduit beaucoup plus vite et a donc colonisé rapidement le biotope de l’espèce locale.
Les deux espèces ne se reproduisent pas entre-elles.
En Finlande, cette introduction a fait disparaître le castor eurasiatique.
Cependant, on peut dire que grâce à la protection, le castor a encore de beaux jours devant lui. Mais, la pollution risque de devenir son principal ennemi.
La pollution est le principal ennemi du castor. By Keven Law . Licence
Si le castor est accusé de causer des dommages dans les zones d’arboriculture, il faut rappeler qu’il apporte de nombreux bienfaits à son environnement.
L’édification des barrages, qui relèvent le niveau de l’eau, se répercute sur l’ensemble de la chaîne alimentaire aquatique. La croissance de plancton est favorisée et donc les poissons disposent d’une nourriture abondante.
Enfin, le barrage régule le débit de l’eau. Les crues diminuent d’intensité ce qui est favorable à l’homme.
Grâce aux castors, la végétation environnante est irriguée tout l’été.
Classification : Animalia . Vertebrata. Mammalia. Rodentia. Castoridae. Castor
.jpg)
















