vendredi 18 mai 2012
TRITONIA DES GORGONES
Mon précédent article, par l'évocation de la grande planaire rayée, faisait allusion - comme régulièrement sur ce blog - aux vers et limaces présents dans toutes les mers et tous les océans du globe. Concernant les limaces, je vante souvent leurs robes éclatantes et colorées. Ce soir, un article sur le même sujet : les nudibranches, mais comme un contre-pied à mes précédents propos. Un article sur le Tritonia des gorgones, un mollusque - opistobranche pour être exact - fréquent en Bretagne mais tout à fait impossible à trouver si on ne sait pas ni quoi ni où chercher. L'aspect de l'animal le rend en effet quasiment « invisible ».
Un article qui commence par une devinette : sur la (vieille) photo ci-dessous, où se cache le Tritonia ?
La gorgone, le Tritonia et sa ponte
Où se cache le Tritonia ? Quelques indices
. Les nudibranches ont un pouvoir mimétique d'homochromie alimentaire : ils ressemblent à ce qu'ils mangent. Il faut donc chercher quelque chose... qui ressemble à la gorgone ;)
. Le Tritonia est « le » prédateur de la gorgone (l'arbuste jaune-orangé qui occupe la plus grande partie de l'image), il se nourrit de ses polypes. Il faut donc chercher quelque chose qui, plus précisément, ressemble aux polypes de la gorgone ;
. Le mollusque en question est relativement petit. Il faut, en fin de compte, chercher quelque chose de petit qui ressemble, comme deux gouttes d'eau, à autre chose de beaucoup plus grand.
Pas évident !
Une dernière précision. Dans la photo se trouve un Tritonia ainsi qu'une ponte de Tritonia.
Où se cache le petit nudibranche ? La réponse
La réponse en image :
Un Tritonia de gorgone et sa ponte
C'est bien ça un Tritonia ! Ce petit machin insignifiant qui mange les polypes des grandes gorgones, une petite limace de 3 cm, impossible à voir en plongée.
Impossible... sauf à repérer (et c'est beaucoup plus facile) sa ponte : des filaments blancs, spiralés autours d’une ramification. Une fois celle-ci repérée, il suffit de chercher quelques centimètres autour (l'animal n'est pas une bête de course) pour trouver le nudibranche.
Mais comme la première photo n'est pas très bonne, en voici une autre - un peu moins vieille et un peu plus maîtrisée - sur laquelle on distingue beaucoup mieux la limace ainsi que les polypes de la gorgone (verruqueuse en l'occurence)
Une gorgone et un Tritonia



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